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Critique de Harbinger

par Le Doc le mer. 21 avril 2021 Staff

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Psionic Wars !

Après le Archer & Armstrong de Barry Windsor-Smith, Bliss poursuit son exploration du patrimoine de Valiant Comics avec Harbinger, la première série d'équipe de l'éditeur. Aux commandes du titre, on retrouve le co-fondateur de Valiant et ancien éditeur en chef de Marvel, Jim Shooter, ainsi que le dessinateur David Lapham, alors en début de carrière (il se fera ensuite connaître grâce à sa propre création, Stray Bullets).

Comme pour Archer & Armstrong, Bliss se concentre sur la première période de Harbinger, celle pilotée par ses premiers auteurs. L'album compile donc les #0 à 13 sur les 41 que compte l'ensemble (après les départs de Shooter, écarté de Valiant, et de Lapham, les moins connus...en tout cas, je ne les ai jamais croisés dans mes lectures...Maurice Fontenot et Howard Simpson ont pris la suite). Il ne faut donc pas s'attendre à une résolution de l'intrigue, le combat au long cours qui oppose Peter Stancheck et ses amis à la Fondation Harbinger de Toyo Harada.

Toyo Harada est un psionique, l'un des êtres les plus puissants de la Terre. Convaincu que l'humanité finira par s'auto-détruire, il entreprend de conquérir le monde en agissant dans l'ombre. Il a créé la Fondation Harbinger pour recruter d'autres êtres aux capacités exceptionnelles, qui représentent selon lui la prochaine étape de l'évolution humaine. Il est aussi un "Oméga", appellation qui désigne ceux qui peuvent activer les pouvoirs des Harbinger...jusqu'à sa rencontre avec Peter Stanchek, un jeune homme manifestant plusieurs pouvoirs. Peter est aussi un "Oméga" et il a ses doutes sur les véritables buts d'Harada qui tente alors de se débarrasser de lui (si les psioniques ont des points communs avec les mutants, Harada n'a rien d'un Charles Xavier).

Tout cela a lieu dans le #0 et Stanchek, surnommé Sting, passe alors les épisodes suivants à activer et recruter des psioniques pour monter une équipe et affronter Harada et ses troupes. Il y a Faith, une geek souvent moquée pour son surpoids; Flamingo, qui a le pouvoir de contrôler le feu et Torque, à la force surhumaine. La seule sans pouvoirs est Kris, la petite amie de Peter. La situation avec Kris est assez glauque dans un premier temps car Peter l'a manipulée pour qu'elle sorte avec lui. Lorsqu'elle apprend la vérité, Kris décide tout de même de rester avec Peter, convaincue par les excuses et la bonne foi du jeune homme et elle arrivera à garder l'équipe soudée...

Car les Harbingers de Sting passent tout de même pas mal de temps à se taper sur les nerfs, ce qui les rend difficilement attachants dans les premiers épisodes. Ces relations un brin compliquées alimentent le côté soap très présent en plus de l'action. Les caractères se dévoilent progressivement (avec quelques portraits touchants quand on les connaît mieux...bon, pas Peter que j'ai du mal à trouver sympathique) jusqu'au moment où Shooter et Lapham surprennent avec l'événement traumatique du #7. Arrivent ensuite les chapitres 8 et 9 qui font partie du méga-crossover Unity et comme pour Archer & Armstrong, la lecture devient alors un peu plus confuse (il est difficile de lire uniquement deux chapitres tirés d'une saga aussi massive, il n'y a pas de fluidité dans le déroulement).

Et c'est en fait l'un des principaux défauts de Harbinger. Le parcours des protagonistes est intéressant à suivre, les combats sont souvent explosifs mais l'écriture laisse parfois à désirer. Les motivations de Harada sont un peu floues au début tout comme celles des H.A.R.D. Corps qui font leur première apparition au #10 et certains dialogues manquent de naturel. Lorsqu'il se retrouve seul aux manettes à partir du #11, David Lapham n'imprime pas de véritable direction...et il part de toute façon assez vite. Je suis également partagé concernant la partie graphique. Lapham donne une véritable personnalité à chaque protagoniste mais ses silhouettes sont un peu raides. La finition de certaines cases est approximative et l'encrage est très inégal.

Bliss a ajouté l'épisode Rai #0, qui établissait une carte du futur de l'univers Valiant menant à l'an 4000, l'époque de Rai. Tous les personnages de l'éditeur, dont les Harbingers, sont présents mais ma connaissance limitée fait que j'ai été un peu perdu en cours de route. Pas mauvais mais pas si facile d'accès, trop touffu...


En bref

Comme souvent, Bliss propose une belle édition agrémentée de bonus. Un joli pavé pour une série irrégulière...j'ai préféré le "Archer & Armstrong" de Barry Windsor-Smith...

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