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Critique de Terrarium #1

par Auray le jeu. 10 juin 2021 Staff

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Un monde en ruine

Dernièrement, dans la catégorie récit post-apocalyptique contemplatif, j'ai découvert récemment Girls' Last Tour de Tsukumizu, paru chez Omaké Manga. Je pense sincèrement que les deux livres peuvent, sans rougir, se mettre l'un à côté de l'autre, pour leurs similarités. Comme le titre l'indique, il s'agit de deux jeunes filles naïves qui nous permettent de regarder un monde à l'agonie. Voyons ce qui se passe à travers les vitres du terrarium de Yuna Hirasawa, cette fois-ci, aux Éditions Glénat ...

Donc, on a deux autres explorateurs : Chico, une jeune demoiselle technologue d'investigation pour le petit monde d'Arcologie. Elle est toujours accompagnée de son petit frère Pino. Ce dernier a la particularité d'avoir son âme dans le corps d'un gros robot.

Effectivement, on ne voit pas en ces pages du tout le genre humain, ou alors, sous la forme de cadavre, car la grande guerre étant passée par là. Même la petite a une forme peu humanoïde avec son exosquelette à la place de ses jambes, ce qui ne l'empêche pas pour autant d'avoir le cœur sous la main. Du coup, la différence entre les êtres de chair et ceux en pièces détachées est très faible.

D'ailleurs, deux êtres vont nous en donner la preuve lors de la lecture des différents chapitres. On y remarquera un soignant au bout du rouleau qui ressemble un peu à Wall-E, et, un autre, qui sera un facteur, mais en miniature. Chico va vraiment faire fonctionner ses méninges pour les désactiver tout en prenant en compte leur mission, et surtout, leur humanité. Effectivement, prendre leurs noyaux permettrait d'achever la clé de leur mère...il en va de la survie de ce monde en décrépitude !

Graphiquement, on nous dit que la couverture a tapé dans l'oeil des libraires français en voyage au Japon pour fêter les cinquante années de Glénat. Il est évident qu'elle est tout à fait plaisante avec son mélange numérique et peinture plus traditionnelle. Les premières pages couleurs vont dans ce sens. Pour autant, ce n'est pas ce qui m'a le plus convaincu non plus, je dois l'avouer. Car, il faut rentrer, comme dans toute nouvelle oeuvre personnelle, dans un tout nouveau terrain. J'étais constamment en train de regarder les pistons de soutien, qui, j'avais l'impression sur le coup, qu'ils ne soutenaient pas grand-chose, vu que le toit c'est toujours le ciel. Il faut habituer l'oeil à la possibilité d'un monde fait que de colonies, de végétations, de lumières et de couleurs. Une fois le tout intégré avec l'aide de Chico qui nous fait visiter constamment de nouveaux lieux, on passe un excellent voyage, avec une mention spéciale lorsque l'on traverse le parc d'attractions !

Cette série en quatre tomes est à surveiller, pas forcément à mon avis pour son aspect graphique, mais bien pour les histoires de robots plus humains que nous le sommes en temps de guerre. Ils nous font réfléchir, et, on admire Chico, peut-être la seule être pur sur cette Terre, essayant de sauver un maximum les dernières traces de l'humanité. Comme les piliers de l'arcologie imaginés pendant près de vingt par l'artiste, vous pouvez à votre tour soutenir ce manga sans aucun problème.

En bref

« Tu sais quelle est la différence entre les humains et les robots ? »

7
Positif

Des histoires de robots au cœur décidément très humains

Une trame qui montre les Hommes sous leurs pires aspects

Chico et Pino sauvent le monde avec une méthode peu commune et, ô combien, digne d'intérêt

Des paysages intéressants, mais...

Negatif

… il faut s'habituer à imaginer un monde sous bulle avec une absence de toiture

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