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Critique de Batman Arkham : le Pingouin

par Le Doc le mer. 16 juin 2021 Staff

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Oublions ces sombres pensées et admirons ces parapluies...

Plus jeune, je trouvais que le Pingouin faisait partie des ennemis les plus ringards de Batman. Un avis assez réducteur j'en conviens, qui tenait à la lecture de quelques vieilles bandes dessinées (les comics DC ayant en grande partie déserté les kiosques à partir de 1987) et du visionnage de la série TV Batman (que j'apprécie, tout comme l'interprétation de Burgess Meredith en Oswald Cobblepot, mais elle garde ce ton particulier qui ne plaît pas à tout le monde). Ca venait surtout du gimmick sur les oiseaux et les parapluies qui s'essoufflait assez vite. Les premiers épisodes au sommaire de cette anthologie, par Bill Finger,  Bob Kane, France Herron et Sheldon Moldoff, sont bien représentatifs de cette époque, des divertissements hauts en couleurs et aux idées souvent délirantes, mais qui restent assez creux en matière de développement de personnages.

Les histoires choisies montrent que les auteurs ont tenté de faire évoluer le Pingouin, avec quelques hésitations tout de même. Il y a en effet une différence entre l'Oswald adouci des Tourtereaux et celui du Secret Origins Special de 1989, l'année de la sortie du film Batman de Tim Burton. C'est d'ailleurs le portrait qui a été fait du vilain dans la suite, Batman : Le Défi, qui m'a fait changer d'avis sur le personnage, tant par l'écriture (l'enfant monstrueux abandonné par ses parents et cherchant...en apparence pour un moment...la reconnaissance) que par l'excellente interprétation de Danny de Vito. Le très bon Souvenirs Mortels, par Alan Grant et Sam Kieth, enrichit la caractérisation de Cobblepot, avant des éléments qui seront rajoutés au fil des années... 

La sélection s'attarde aussi sur des sagas en plusieurs parties, Neige et Glace et L'Affaire du Pingouin, des récits qui ne manquent pas d'action et de rebondissements et qui ménagent les différents aspects du Pingouin, celui des débuts et le criminel un peu plus retors. Le one-shot Le Triomphe du Pingouin scénarisé par John Ostrander met en scène un Oswald manipulateur, sans convaincre totalement sur la durée. Les deux numéros de Batman par Doug Moench et Kelley Jones valent plus par l'atmosphère apportée par les dessins que par une intrigue très décousue.

L'album se referme sur deux épisodes des années 2000/2010, avant et après le New 52 donc, montrant un Pingouin bien établi en tant que l'un des principaux chefs criminels de Gotham, sous la couverture d'un patron de casino. Ma préférence allant au numéro de Batman de 2001 par un Ed Brubaker toujours à l'aise dans ce genre d'ambiance.

En bref

Ce troisième tome de la collection "Batman Arkham" est un peu plus inégal que celui consacré à Double-Face, mais il y a toujours des choses intéressantes dans ces pages restées pour la plupart inédites en V.F. On retrouve en supplément toutes les couvertures et les biographies des auteurs.

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