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Critique de 20th Century Boys #7

par Auray le sam. 31 juil. 2021 Staff

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Un hommage national

ATTENTION, SI VOUS N'ÊTES PAS À JOUR DANS VOTRE LECTURE, IL FAUDRA REVENIR ICI PLUS TARD ! II SERAIT DOMMAGE DE GÂCHER UNE OEUVRE CULTE !

Contrairement à ce que l'on pourrait croire en regardant la couverture, ce n'est pas Maruo, l'ancien copain d'enfance de Kenji qui sera mis en valeur dans ce tome, ni son protégé d'ailleurs, le chanteur Namio Haru. Non, c'est en fait plus Kiriko, la sœur de notre héros disparu qui semble si présente afin de sauver le monde d'un virus mortel. Ah moins que ça soit plus Croa-Croa qui essaie de vendre des sobas aux States ? Ou alors Kanna qui se réveille à la fin de ce tome ? Et Kyôko, on l'oublie la petite lycéenne qui se débrouille pas si mal pour quelqu'un qui subit les évènements... un peu comme Yoshitsune au final ! C'est ce qui touche dans l'oeuvre immortelle de Naoki Urasawa, chacun a son moment de gloire.

Et, malheureusement, Ami aussi. Celui-ci est décédé pour de bon dans le précédent tome. Il souhaite un hommage en catimini dans son testament, mais c'est sans compter sur les membres de sa secte, pardon, de ses amis. Un hommage international lui est alors dédié par la force des choses. Et, c'est là que l'on salue le grand format, car les doubles pages mettent vraiment en valeur ce moment, comme lorsque l'on voit les fils d'attente interminables pour une dernière prière devant sa modeste dépouille.

Du coup, comme le stipule nos jeunes enfants du début qui sont devenus des adultes respectables, on croirait un manga qui aurait fini avant l'heure à cause de son manque de popularité dans le Jump. C'est en fait un nouveau coup de génie du maître du genre. Il arrive à nous couper l'herbe sous le pied afin de mieux nous surprendre avec une suite que l'on arrive plus à deviner. Et ça, personne ne l'a vu venir car le reste est tout aussi bon, voire meilleur !

Car on n'abandonne pas le plan de destruction de la race humaine, l'ombre de ce psychopathe plane toujours dangereusement. Heureusement, comme je l'ai dit en introduction, les camarades de Kenji sont partout eux aussi. Les pions se mettent en place petit à petit sur l'échiquier. Mais, il manque tout de même un élément... Ami !

Comment se mettre à la place de celui qui n'a plus sa place dans notre monde ? Un petit retour en arrière est nécessaire, et on voit des éléments narratifs qui se regroupent ici de manière extraordinaire : les liens avec Dieu, Donkey, Fukube ou Kyôko sont à présent palpables ! Vive les années soixante-dix et le rock !

Le volume sept de 20th Century Boys est essentiel, pour ne pas dire un coup de génie. Naoki Urasawa a mis en place des éléments narratifs de manière isolés depuis le début de notre histoire. Ici, tout se rassemble afin de créer un nouvel élan après la mort de l'ennemi ultime, ce qui n'était pas gagné du tout tant celui-ci a un rôle important. Au final, rien n'est joué, et on n'a qu'une chose en tête, tourner les pages rapidement pour avoir la suite. Mais, il y a une fin à ce tome, alors plus que jamais, on doit tout se (re)mettre à ce chef-d'oeuvre !

En bref

« On est vraiment en 1971 ? »

9
Positif

Une œuvre qui mérite son statut de culte

Le volume phare dans la série

Une ligne directrice qui reprend du poil de la bête

Les dessins sont aussi époustouflants

Le grand format leur donne toute leur saveur

Toujours un marque-page et quelques pages couleurs

Negatif

Pas d'interviews, de galeries de couvertures de l'époque ou d'extraits d'encarts de publicités par exemple

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