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Critique de Spider-Man - Les Incontournables #2

par Le Doc le sam. 14 mai 2022 Staff

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Tourments

En 1988, Todd McFarlane est devenu le dessinateur de Amazing Spider-Man avec le #298. Une prestation qui a fait de lui une star, notamment par sa représentation dynamique du héros (les énergiques poses aériennes, les grands yeux, la "toile-spaghetti"...). Il a illustré en tout 28 numéros, se montrant de plus en plus frustré par la situation car il voulait plus de contrôle sur son travail et être impliqué dans l'élaboration des histoires. McFarlane a fini par quitter le titre et Marvel lui a donné les commandes d'une nouvelle série, Spider-Man (tout court).

Sorti en août 1990 (date de couverture), Spider-Man #1 fut l'un des plus gros succès du moment avec plus de 2,5 millions d'exemplaires vendus (bon, il y avait pas mal de couvertures variantes là-dedans). Préfigurant sa future création Spawn, McFarlane a donné à Spider-Man un ton plus sombre, ce qui n'a pas manqué de lui valoir des ennuis avec l'équipe éditoriale...l'une des raisons pour lesquelles il a claqué la porte au bout d'un an et demi pour aller fonder Image Comics avec quelques camarades (mais ceci est une autre histoire)...

Tourments est le titre du premier arc narratif de Spider-Man. McFarlane y décrit une version beaucoup plus cruelle d'un vilain classique, le Lézard, tombé sous le contrôle de la prêtresse vaudou Calypso qui fut autrefois l'amante de Kraven le Chasseur. J'étais déjà ressorti partagé de ma lecture dans les années 90...et là, j'ai eu encore plus de mal avec la maladresse de l'écriture. Graphiquement, les planches ont toujours un certain impact...l'auteur fait du Lézard un véritable monstre de film d'horreur en accentuant sa sauvagerie jusqu'à l'apparition de sa "maîtresse". Il n'y a plus trace de Curt Connors en lui, ce qui accentue le danger. 

Le style de McFarlane colle bien à ce type d'atmosphère, un affrontement dans des rues glauques battues par la pluie avant le basculement vers le surnaturel. Mais lorsque l'on se ramène au niveau de l'histoire, c'est juste illisible. Les dialogues et récitatifs sont d'une grande pauvreté, la structure est répétitive et la sauce est tellement délayée sur les cinq épisodes qu'il n'y a plus de substance. C'est creux, terriblement creux...et cela s'applique à l'intégralité du run de Todd McFarlane sur Spider-Man...


En bref

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