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Critique de Le Grizzli #1

par vedge le mar. 13 juin 2023 Staff

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Touchez-pas au Grizzli

Une ambiance pastel d’un Paris au ciel clair, un Paris où les voitures s’affichent, bienvenues avec leurs grosses cylindrées. Un Paris insouciant que l’on ne connaitra certainement plus, celui du milieu des années soixante, avec des personnages et des dialogues tout droit sortis d’un film de Lautner et d’Audiard.

Le dessin de Fred Simon impressionne. On n’est plus dans un style léger, presque enfantin de Mermaid ; Non, ici il s’agit d’un réalisme sans fard mais au très léger pour illustrer une histoire d’hommes, ancrée sur le réel. Ces marlous aperçus dans les films, costume-cravate couteux en tout temps, baffe facile et gouaille à l’avenant. Scènes de nuit, d’action ou description détaillée d’un Paris en partie disparu, un sans faute précis et documenté qui nous replonge dans la période.

Le pitch est le suivant : rangé des voitures, bien que vendeur de voitures, ex-boxeur, le Grizzly, qui doit son surnom à sa stature et sa pilosité, vient au secours d’un ami, Jo. Jo est un compagnon de guerre, à la vie à la mort. Il est accusé par une ancienne connaissance, avec qui il a fait quelques menus larcins, de l’avoir donné au flic et d’avoir claqué le grisbi de leur dernier vol. Il sort de tôle, iol n’est pas content et veut régler ses comptes et son compte à Jo. Jo appelle le Grizzli à la rescousse. Celui-ci, au lieu de profiter de sa vie pépère et d’un amour naissant, sort ses griffes.

Ces histoires, on le sait, comme celles -de série noire, ne finissent pas toujours bien, celle-ci comme d’autres.

Dans cette BD qui sonne comme un hommage, Matz (voir la postface) nous dit son admiration pour les auteurs, petits voyous repentis devenus écrivains, qui décrivent au mieux, car ils le connaissent, ce milieu. Il tire d’ailleurs de l’argot de cette période son pseudonyme.

Un récit policier de truands, entre honneur et coups tordus, mit en image avec beaucoup de justesse. Un must have.

En bref

Dans cette BD qui sonne comme un hommage, Matz (voir la postface) nous dit son admiration pour les auteurs, petits voyous repentis devenus écrivains, qui décrivent au mieux, car ils le connaissent, ce milieu. Il tire d’ailleurs de l’argot de cette période son pseudonyme. Un récit policier de truands, entre honneur et coups tordus, mit en image avec beaucoup de justesse. Un must have.

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