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Critique de Wildc.a.t.s. origines #1

par Auray le lun. 4 déc. 2023 Staff

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Les années quatre-vingt-dix

INTRO

Aujourd'hui est un grand jour chez les fans de comics américains, Urban Comics nous fait l'immense honneur de rééditer une petite perle des années quatre-vingt-dix, soit WildC.A.T.S origines, une création du célèbre Jim Lee et du non moins connu, Brandon Choi.

UNE AUTRE GÉNÉRATION

Ce fut en 1992 que l'on écrira le début de l'écurie Wildstorm, rachetée plus tard par DC Comics, en 1998. On a eu depuis, se déroulant dans le même univers, The Authority, par les fameux Warren Ellis et Mark Millar, auprès des dessinateurs Bryan Hitch (The Ulitmates), ou encore, Frank Quitely (Jupiter's Legacy). Même Ed Brubaker s'est amusé avec Sean Phillips, il faut trouver The Sleeper en librairie. Il ne sera peut-être pas loin de The Planetary toujours par Warren Ellis auprès de John Cassaday (Star Wars) cette fois-ci.

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Tout cela pour insister sur le fait que le mythe a ses fondations dans cette parution en deux tomes sur tout le cycle concernant Jim Lee. Sachez qu'un autre tome de reprise par Alan Moore (Watchmen) est sorti en même temps. Il est en duo auprès de Travis Charest (les armes du Méta-Baron). Brandon Choi dans la postface va dans ce sens, il est d'ailleurs lui-même surpris de la longévité de la licence.

AUJOURD'HUI

Et, c'est vrai que lorsque l'on lit ces pages, on a l'impression au début d'une parodie de nos super-héros. Forcément, comme souvent, ils sont inspirés des autres existants et du combat du bien contre le mal, les Khérubims contre les Daemonites. On se doute bien à l'aspect des personnages que le monsieur est fan de X-Men ou de Deadpool par exemple, il ne s'en cache pas. Mais, ce serait réducteur. Par exemple, on nous démontre une forte imprégnation du cinéma . Regardez le manteau du Grifter, ça ne vous rappelle pas ceux des réplicants du film Blade Runner de Ridley Scott ? On lorgnera également de quelques belles répliques cinéphiles bien placées de certains films d'action qui pullulait en ce temps-là. Yippie-Ki-Yay !

JIM LEE

Si franchement je regardais le scénario de loin comme un joli divertissement bien programmé, a contrario, je prenais la loupe pour admirer le trait de Docteur Lee. Car, Jim, effectivement, a hésité entre la fac de médecine et l'art. Lui reste une passion pour le corps humain et les muscles, que ça soit chez l'homme et la femme. Il est vrai qu'aujourd'hui on trouve ça gros et stéréotypé, mais, il faut avouer que ce sont les plus beaux que l'on puisse encore voir aujourd'hui.

De plus, on sent la liberté entre ces pages, on prend le livre à l'envers pour une grande planche à l'horizontale par exemple, ou alors, on ouvre les pages comme une fenêtre pour une vraie fresque de combat. Je manque de recul pour savoir si c'était les premiers à y penser à l'époque, en tout cas, le rendu est terrible. Pour compléter cet aspect graphique, il y a le chapitre zéro, à relire en noir et blanc, à la toute fin du livre. D'ailleurs, je vous conseille de laisser ce chapitre d'introduction pour le lire après la première grande histoire en quatre chapitres. Il vaut mieux se familiariser avant avec les nombreux personnages pour l'apprécier.

« Belle histoire Misery... »

En bref

Ne soyez pas hermétique aux scénarios désuets de WildC.AT.S, car, vous passerez à côté de la grande histoire des comics américains, et, surtout, des excellents débuts de Jim Lee au sein de Wildstorm. À noter que le crossover avec Cyberface, une création de Marc Silvestri, est contenu entre ces pages. Il y en a même eu un avec les X-Men. Silver age se trouve d'ailleurs dans le second tome.

7
Positif

Une édition définitive en deux tomes

Les planches du grand Jim Lee

Negatif

Manque d'empathie envers les personnages

Une action fourre-tout

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