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Critique de Daredevil #3

par Le Doc le mer. 10 janv. 2024 Staff

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Battling Jack m'avait appris à me battre. Il était temps de monter sur le ring.

Daredevil : Jaune. Spider-Man : Bleu. Hulk : Gris. Captain America : Blanc. Quatre mini-séries (j'ajoute que je n'ai toujours pas lu la dernière), quatre couleurs, quatre évocations du passé des personnages par le duo formé par Jeph Loeb et le regretté Tim Sale, parti trop tôt en 2022. Dans ces récits, les auteurs parlent principalement des pertes qui ont bouleversé la vie de chacun de ces héros et dans la toute première d'entre elles, celle consacrée à l'Homme Sans Peur, c'est la mort de Karen Page, tuée par le Tireur dans la série Marvel Knights de Kevin Smith et Joe Quesada, qui déclenche le flot de souvenirs d'un justicier en proie à une grande tristesse, un état souligné par le gris des premières cases. Daredevil retourne dans le vieux gymnase de son père, détruit par un incendie...les odeurs, les vieilles affiches le ramènent alors au temps de ses études, retour vers le passé caractérisé par des couleurs plus vives...

Comme son titre l'indique, la mini-série Daredevil : Jaune se concentre sur la période du premier costume, soit les six premiers numéros de la série régulière inaugurée en 1964. Jeph Loeb et Tim Sale reprennent fidèlement les moments marquants qui ont forgé le parcours de Matt Murdock...le dernier combat de son père, avant que le boxeur vieillissant soit lâchement assassiné; l'obtention de son diplôme d'avocat; l'ouverture du cabinet Nelson & Murdock et la rencontre avec leur secrétaire, la belle Karen Page. La belle Karen fait son apparition après la fin de l'intense deuxième chapitre qui propose une relecture du moment où Daredevil affronte ses premiers vilains, les gangsters qui ont provoqué la fin de Battlin' Jack Murdock. Les petits ajouts sont bien amenés, comme le fait que Matt a choisi ses couleurs en confectionnant sa panoplie à partir du peignoir de boxe de son défunt père. 

Le scénariste alterne ensuite moments dramatiques et instants plus légers et décrit la dynamique entre Matt Murdock, Franklin "Foggy" Nelson et Karen Page avec nettement moins de lourdeurs que Stan Lee dans les années 60 (les romances contrariées n'étaient pas vraiment le point fort de certains titres). Les face-à-face contre Electro, le Hibou et l'Homme-Pourpre (le ridicule Matador est juste rapidement mentionné) rythment ce bel hommage à l'Âge d'Argent des comics qui sait retrouver l'atmosphère de l'époque tout en apportant des améliorations sur certains points, comme la caractérisation de Karen. Jeph Loeb écrit joliment et avec beaucoup de sensibilité un amour naissant, qui connaîtra par la suite de nombreuses épreuves. 

Graphiquement, je suis toujours aussi fan, Daredevil : Jaune faisant partie des mes travaux préférés de Tim Sale (comme Spider-Man : Bleu et Superman for all seasons),  aussi bien pour l'attention apportée aux détails dans les différents décors que pour le dynamisme du découpage de l'action. L'excellent travail de Matt Hollingsworth est également à souligner tout au long de ces très beaux six numéros, avec un effet de miroir réussi entre le prologue et l'épilogue de cette touchante déclaration d'amour.


En bref

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