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Critique de Wild West #4

par vedge le lun. 15 janv. 2024 Staff

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Apocalypse du progrès

Cela fait quatre tomes en deux diptyques, que les auteurs nous régalent avec leur vision du Far West. Ils revisitent les personnages mythiques de Calamity Jane à Wild Bill Hickock, en leur prêtant une histoire personnelle sensible et pleine de fêlures. L’air de rien, derrière la poudre, les flèches et les balles, les as dans la manche et l’avancée inexorable du soi-disant progrès porté par la voie ferrée, ils déconstruisent les images d’Epinal et rendent compte de la réalité de l’Ouest sauvage. La vie d’un indien ou d’un homme noir y ont toutes deux peu d’importance, et leur affrontement est aussi dramatique que cynique.

Les premiers colons européens, protestants chassés par les guerres de religion pour la plupart, ont pensé trouver la terre promise en Amérique. Supprimer les autochtones, les natives indians, était juste un léger dégât collatéral. Les noirs, esclaves dans les champs de coton, étaient considérés comme de la main d’œuvre gratuite, à peine des êtres humains. Une nation prônant la liberté s’est construite sur un double carnage en s’appuyant sur la religion pour mettre en œuvre des pratiques absolument contraires au livre de référence, le nouveau testament. Un parfait modèle de cynisme derrière le rêve américain. Mais cette nation est loin d’être la seule bien sûr.

Dans ce tome 4 de fin du deuxième diptyque, Bill, Charlie et Jane recherchent des informations sur le psychopathe tueur et scalpeur en série à Chicago, auprès du journaliste qui a raconté la vie du tueur. Dans le même temps, le chef de l’Union Pacific, décide de tirer tout droit à la réserve indienne, pour faire avancer plus vite et à moindre coût, la voie ferrée. Il fait dynamiter pour cela un cimetière indien et c’est le début des ennuis. Les trois compères, de retour de leur virée à Chicago, tombent de fait dans une guerre indienne, où les clans ressoudés après ce sacrilège autour de Cheval Fou, assiègent la ville de Mud City. Final en apothéose d’explosions et de killer fou, frissons garantis.

Une conclusion pleine de bruit et de fureur du diptyque, pour une série qui dépeint le Far West avec ses excès ; L’homme blanc, sous couvert de progrès et d’ordre recourt à toutes les abominations pour le pouvoir et l’argent.

En bref

Une conclusion pleine de bruit et de fureur du diptyque, pour une série qui dépeint le Far West avec ses excès ; L’homme blanc, sous couvert de progrès et d’ordre recourt à toutes les abominations pour le pouvoir et l’argent.

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