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Critique de Daredevil #192

par Le Doc le sam. 30 mars 2024 Staff

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Promesses...

Entre les deux prestations historiques de Frank Miller sur la série Daredevil, Dennis O'Neil a quitté son poste de responsable éditorial pour devenir le scénariste du titre. Il a débuté au #194 pour terminer au #226, juste avant Born Again (avec quelques pauses, des numéros écrits par Steven Grant, Harlan Ellison & Arthur Byron Cover, Christopher Priest et même Miller pour le #219). Avant cela, il y a eu ce qu'on peut appeler deux fill-in (même si l'histoire dont il est question ici vaut tout de même plus que ça). Le Daredevil #193 écrit par Larry Hama est oubliable, ce qui n'est pas le cas du #192, l'un des rares comics Marvel écrit par Alan Brennert, scénariste de télévision, romancier et également auteur sur Wonder Woman et Batman pour la distinguée concurrence. 

Présent à l'encrage depuis le #124, Klaus Janson fait partie des artistes emblématiques de Daredevil. Il a quitté le bouquin au #197 et sur ses derniers numéros, il a assuré en solo l'intégralité de la partie graphique. Son style est parfait pour le décor urbain des aventures de l'Homme sans Peur et aussi pour le côté plus "terre-à-terre", presque intimiste, du scénario de Brennert (je ne suis juste pas très fan de son Wilson Fisk, nettement moins menaçant que lorsque Frank Miller était aux dessins/esquisses). 

Car Promesses s'intéresse avant tout au reporter Ben Urich et au couple qu'il forme avec son épouse Doris. Ben est confronté à un problème éthique lorsqu'il apprend que l'ancien éditeur qui l'a fait débuter dans le métier recevait des pots-de-vin de la pègre. Parallèlement, Alan Brennert détaille les conditions difficiles de la vie des Urich dans un appartement minable grouillant de cafards. À la recherche d'une nouvelle maison malgré leurs faibles moyens, Ben et Doris reçoivent une offre très tentante, un peu trop même...ce que leur révélera Daredevil à contre coeur...

Le justicier aveugle est l'ange gardien des Urich dans cet excellent épisode impeccablement caractérisé, plus centré sur l'atmosphère que sur l'action...et c'est très réussi. La relation entre Ben Urich et sa femme représente le coeur et l'âme de cette histoire et c'est justement sur leur touchante discussion que Alan Brennert conclut son unique participation aux aventures de Daredevil.

En bref

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