Darren is cooking !
Franchement, j’étais très loin de penser que je lirais, un jour, un comic book où un Transformer fait un german suplex. Et c’est un pur kiffe.
Ainsi, Robert Kirkman a fait le pari de relancer la franchise des Transformers en la confiant à Daniel Warren Johnson : idée de génie.
Pourquoi ?
L’auteur est réputé pour l’énergie folle de ses planches, mais il a aussi sa recette. L’artiste crée un récit toujours tourné vers l’action tout en traitant des sujets touchants et sensibles qui mettent en valeur la fragilité de ses personnages. Ce mélange rend ses récits marquants tant par leur force que leur sensibilité. Mais, jusque-là, DWJ n’avait réalisé que des séries limitées, Transformers sera donc son premier vrai test. Il va très vite nous montrer que sa recette est belle et bien adaptée à ce format !
Alors que Spike et Carly se promènent, ils tombent sur une épave de vaisseau spatial qui contient des robots inanimés. Manque de bol, un robot débarque de l’espace (cf. Void Rivals) et réactive certains robots : autobots et decepticons confondus… ranimant de fait un conflit que l’on connaît tous !
L’auteur réussit parfaitement à appliquer sa marque sur la franchise. Avant de parler du récit, il faut parler de la masterclass visuelle que l’artiste nous pond. Les transformers paraissent organiques et fluides au point que ces derniers réalisent des prises de catch en plein milieu de combat et ça paraît normal, le tout avec l’énergie qu’on connait, c’est tout simplement jouissif.
Mais outre le dessin, l’auteur ajoute du drame sur 2 aspects, tout d’abord il accentue le caractère vilain des Decepticons tout en respectant l’échelle des menaces. Ainsi, un humain est aussi grand qu’un rat pour un robot et peut l’écraser comme une mouche comme le montre l’auteur plusieurs fois dans ce volume. Mais si on suit le conflit des transformers du point de vue d’Optimus Prime, on le voit aussi à l’échelle humaine qui subisse la situation de manière tragique tout en ayant un rôle non négligeable et au prix de beaucoup de sang.
Ce premier volume m’a mis une grosse claque, on y retrouve la recette de DWJ mais il en garde sous le coude, ce récit pose les bases, réintroduit les camps et de nouveaux personnages, le tout accessible à tous. Robert Kirkman ne pouvait pas rêver mieux.
Ajoutons une mention spéciale à la couverture classique qui est magnifique grâce à un vernis sélectif brillant qui fait son effet.
En bref
Qui de mieux que Daniel Warren Johnson pour relancer une franchise qui ne s’est jamais vraiment imposée ? Le pari de Robert Kirkman est une énorme réussite puisque ce premier volume livre tout ce que je pouvais attendre d’une telle série : de la baston de robot jouissive et impactante, un enjeu important et une dimension humaine qui amène de la sensibilité au titre. C’est excellent de bout en bout et le cliffhanger de fin me donne furieusement envie de découvrir la suite. Avec le luxe de teaser la série G.I.Joe, l’EnergonVerse a trouvé sa série phare ! Pourvu que ça dure !
Positif
Une énergie folle
Les échelles respectées
Les humains qui jouent un rôle important
Un Autobot qui fait un german suplex, que dire de plus ?









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