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Critique de Dragon Ball #1

par Tampopo24 le mer. 26 juin 2024 Staff

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Le retour du manga culte

DragonBall a bercé des générations de jeunes téléspectateurs et lecteurs. De nombreuses versions du manga ont été publiées chez nous venant asseoir son succès au fil des générations. Il faut dire que le titre a une saveur unique, mélange d’humour, de camaraderie, de dépassement de soi et de combats bien sûr. Il a aussi été source d’inspiration pour de nombreux auteurs ensuite. DragonBall est culte ! Mais son auteur est mort récemment et cette réédition est tombée à pic pour me faire replonger avec un gros gros brin de nostalgie.

~ Petit point édition ~

J’avais déjà tenté l’édition perfect de Glénat il y a des années, pensant qu’elle pourrait compléter ou remplacer mon édition pastel qui date quand même de mes débuts dans le manga. Or, pas du tout séduite par la nouvelle traduction bien trop littérale qui faisait perdre de sa saveur au texte et surtout à mes souvenirs, je n’avais finalement pas participé à l’aventure. Aujourd’hui, je suis dans un autre état d’esprit et tandis que je parcours cette nouvelle édition, qui reprend pourtant cette nouvelle traduction que je n’aime pas, j’apprécie finalement de découvrir la richesse de l’univers de l’auteur dans le choix de ses mots et références aux oeuvres cultes auxquelles il a emprunté. Non, je n’aime toujours pas la traduction qui manque cruellement de fluidité et d’humour. Oui, j’aime ce qu’elle m’apporte en compréhension de l’oeuvre. Je suis paradoxale et je l’assume.

Pour ce qui est des apports de cette nouvelle édition, nous sommes sur le même grand format que la perfect. Le titre devrait compter 32 tomes contre 34 pour la perfect si j’ai bien compté. Le découpage est donc différent : 14 chapitres dans le premier tome de la perfect contre 16 ici ; des bonus différents également : à la fin de la perfect nous avions les pages couleur des magazines, ici nous avons des informations sur les origines et l’écriture de la série ; et une colorisation qui n’a rien à voir. Dans la perfect, majoritairement en noir et blanc, l’édition reprenait les pages couleur du magazine d’origine avec des teintes douces et claires ou bichromes. Ici, les couleurs sont numériques, bien plus franche, presque proche de l’animé d’autrefois. La jaquette de la perfect avait été redessinée exprès par Toriyama alors qu’ici c’est un patchwork d’extraits cultes de l’oeuvre. Et attention gros point négatif, au dos de la jaquette Glénat nous a mis un immonde gros carré blanc pour son code barre qui gâche complètement l’effet T.T. En plus, la perfect proposait une frise sur son dos, ce qui n’est pas le cas ici. Alors le choix est cornélien. J’avoue qu’après les avoir re-regardé chacune, j’ai envie de les poursuivre toutes les deux mais pour des raisons différentes et il va bien me falloir trancher ^^!

Perfect vs Full Color

~ Est-ce un manga culte dès le début ? ~

Maintenant revenons sur cette lecture totalement bercée par la nostalgie de mon enfance. Celle-ci a fonctionné à fond lors de ma relecture des premières aventures de Goku, malgré cette traduction gênante qui avait tendance à me freiner dans mon élan. Toriyama pose dès le premier chapitre les bases d’un univers drôle, un peu graveleux, original et très imaginatif. Il nous emmène à la rencontre de Goku, ce jeune apprenti combattant ultra naïf et positif, qui va partir à l’aventure avec Bulma, une jeune ado superficielle mais maligne, qui cherche un artefact magique : les boules de cristal. Leur quête sera accompagnée de rencontres de créatures et personnages plus farfelus les uns que les autres, dans un monde où se côtoient humains et dinosaures, animaux polymorphes et anthropomorphe, le tout mélangé à des accessoires rétro futuristes (pour nous désormais) qui tiennent dans des capsules. Quelle ingéniosité !

Si les premiers chapitres peuvent sembler anecdotiques, ils regorgent ainsi de bonnes idées. En suivant le périple de Goku et Bulma dans la campagne chinoise, l’auteur s’amuse à glisser nombre de références au conte traditionnel dont il s’inspire, celui du Roi des singes (nuage magique, bâton magique, Guymao…), mais également à la pop culture qu’il affectionne, on a ainsi un poisson Ultraman, ou encore juste à faire des jeux de mots fort drôles sur les noms de ses personnages. En tout cas, moi son humour un peu « pipi caca » me parle et m’amuse, sûrement parce qu’il a bercé mon enfance. Et ainsi, ces petits épisodes qui n’ont pas encore l’ampleur que la série prendra plus tard m’ont beaucoup amusée par leur doux humour et leur petit grain de folie où se moque régulièrement des personnages et notamment de Bulma, Oolong ou Yamcha, les premiers compagnons !

Il y a cependant des points problématiques qui m’ont frappée. Le titre est destiné à des enfants dans sa publication d’origine, or je trouve que l’humour de Toriyama a ses limites de ce côté-là. Je suis allée regarder ma première édition pastel et certains passages et dialogues avaient notamment été édulcorés. Ici, ils retrouvent leur côté graveleux d’origine et la répétition de gag où on va tripoter ou reluquer Bulma, ado de 16 ans quand même, pose question. Certes, quand on est informé, cela permet de questionner la société japonaise et ses boutiques où on pouvait (peut ?) acheter des culottes de lycéennes et où le rapport au corps (cf la popularité des bains publics) est différent de chez nous, mais quand même. La société a certainement changé mais de nos jours pas sûre que tout cela passerait ^^!

Heureusement, il se dégage une énergie et une naïveté vraiment rafraîchissantes qui rendent la lecture très divertissante. On se plaît à suivre nos héros sur les routes à la recherche des boules de cristal (dragonball). C’est dynamique, bien rythmé grâce à des chapitres courts où l’auteur alterne entre quotidien, humour, relationnel et combat. J’aime ce premier Goku franc et naïf, qui a besoin de faire « paf paf » pour voir si la personne en face de lui est une fille ou un garçon. J’aime cette Bulma capricieuse, égoïste et amoureuse de tous les beaux garçons qu’elle croise, mais aventureuse. J’ai aimé aller à la rencontre des premiers compagnons de Goku (Bulma, Oolong Yamcha, Plume, Tortue Géniale, Chichi…) et des artefacts qui feront le succès de l’oeuvre (bâton magique, radar à boules de cristal, nuage magique, maisons et véhicules venant des capsules…). L’auteur pose tranquillement les bases de son oeuvre. Celle-ci est encore sur le mode quête dans la nature, un peu comme débuteront les shonens cultes des générations suivantes : Hunter x Hunter, One Piece, Naruto... Et pour la lectrice nostalgique que je suis qui se rappelle moins bien cette période de l’oeuvre, c’est un régal enfantin.

En bref

Telle est pris qui croyait prendre ! Je suis bien embêtée, je voulais juste acheter le tome 1 histoire de voir et d’avoir cet objet colorisé. J’ai maintenant très envie de relire tout DragonBall dans l’une ou l’autre de ces versions grand format. J’aime les qualités colorimétriques plus proches de l’original de la perfect, mais la Full Color a aussi son charme et surtout ses bonus sont intéressants. Entre les deux mon coeur balance. Ce qui est sûr, c’est que malgré des débuts encore un peu vacillants et maladroits, un peu anecdotiques aussi, on sent déjà la vivacité de Toriyama, son humour, sa légèreté et son imagination folle. Ça ne peut que donner envie de poursuivre !

8
Positif

La beauté de la colorisation

Un objet grand format

Les pages bonus finales qui viennent enrichir notre compréhension de l'histoire

L'utilisation du folklore chinois

L'humour de l'auteur

Les débuts du manga culte

Negatif

Une traduction du linéaire qui perd en fluidité et humour

Un manga pas si culte au début avec des chapitres oubliables

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