Critique de 36000 Seconds in a Day #2
par Tampopo24 le dim. 13 oct. 2024 Staff
Profiter pleinement de sa vie de lycéen
Terminer sa session lecture du jour sur ce genre de titre plein de fraîcheur et d’humour, il faut le reconnaître ça fait un bien fou. Alors si vous cherchez du divertissement simple et loufoque, ce titre est fait pour vous !
Les bandes de copains on connaît. On en a déjà croisé pas mal dans le manga et même dans le shojo lycéen mais quand c’est décalé comme ici, cela fonctionne toujours très bien sur moi. Nos quatre garçons qui sont dans un ancien lycée de filles devenu mixte, où il y a donc peu de garçons, qui vivent leur petite vie tranquille dans leur club loufoque, hommage à la flemmarderie, j’adore ! Ils sont gentils, évaporés et donc très drôle.
Avec sa narration un peu bruyante, mais bien moins bavarde et fatigante qu’une Bisco Hatori dans Host Club, Ryoko Fukuyama me divertit beaucoup. Elle me plonge dans le quotidien banal des ces ados qui est rehaussé par les douces folies qu’ils se font vivre, ce qu’ils commentent ensuite sur un instagram pour leur club tout aussi loufoque. C’est culotté !
Cette fois, place à la découverte de la maison, enfin au château de Maya, tout en poursuivant le maladroit début de romance des amis d’enfance Aoi et Meri, sans oublier le rapprochement entre Shiro et la présidente des élèves sur fond de cours de chocolats pour la Saint Valentin, ou encore de Nishina avec une autre fan de manga comme lui. Je vous jure, c’est mignon tout plein ! On s’amuse des maladresses sentimentales de chacun, notamment les garçons qui ne savent pas mettre les mots sur ce qu’ils ressentent et qui commettent bien des impairs alors que leurs actes prouvent le contraire de leurs mots, j’adore. Ils me font chacun beaucoup rire et bien que reprenant des classiques, l’autrice y insère beaucoup de peps.
En plus de ces petits moments drôlatiques, propres à la vie au lycée avec des êtres aussi farfelus et à l’ouest, il y a aussi parfois dans l’oeuvre des moments plus profonds assez bien sentis. C’est le cas avec Shiro, qui revient sur son apparence un peu efféminée pour lui et son goût pour le sucré qui ne serait pas digne du garçon qu’il est. L’autrice déconstruit cela avec force et doigté, grâce à des personnages autour de lui qui abattent les murs de ses préjugés sans même s’en rendre compte puisque pour eux, il n’y a rien de genré dans tout ça. J’ai adoré !
En bref
Alors que ce soit lors de passes d’armes romantiques foireuses et loufoques, de moments entre potes lunaires ou de critiques astucieuses de nos préjugés, cette série me fait passer un excellent moment de drôlerie et me rend nostalgique du lycée. J’aurais aimé rencontrer un tel groupe qui ne se prend pas la tête et apprécie la vie comme elle vient en s’amusant. C’est une fraîcheur qui donne des ailes !
Positif
Une atmosphère ensoleillée
Des personnages légers et loufoques très drôles
De cocasses débuts de romances bien maladroits
Des critiques sociétales quand même bien sentie : ici sur les garçons ''efféminés''
Une narration et un style graphique bien à elle
Negatif
Un scénario léger
Des personnages qui sont des archétypes ambulants









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