Naufrage et dépendance
Depuis plus de vingt ans, Régric, de son vrai nom Frédéric Legrain, navigue dans l’univers de Lefranc. Engagé par Jacques Martin en 2003 pour écrire et illustrer « les voyages de Lefranc », il participe ensuite au dessin de la série depuis 2006 sur plusieurs tomes, et domine donc parfaitement l’esprit et la lettre de J. Martin et de son héros de papier. C’est parfaitement visible dans le dessin très réussi de ce tome. Il combine une ligne claire précise avec un découpage en cases vivantes et rythmées, malgré une mise en page conventionnelle en grille régulière de type gaufrier.
Le début du récit se déroule dans le cadre d’une course nautique entre de grands voiliers. Lefranc y participe en tant qu’équipier et pense aussi pouvoir réaliser des articles couvrant la régate pour divers journaux. Las, comme souvent, les choses se compliquent assez rapidement avec l’échouage du bateau et la blessure d’un membre de l’équipage, les obligeant à se rendre sur une ile déserte du sultanat de Walang, nommée Lontor ; Ils y découvrent un complot. Il n’en faut pas plus à Lefranc pour revêtir son armure de chevalier blanc.
Entre raréfaction des ressources, et donc impact sur leur prix, et puissance des multinationales vis-à-vis des états, ce tome pose à nouveau des questions de fond par le biais d’un récit assez simple d’accès en première lecture. Bien que la fin du récit soit un peu trop manichéenne à mon goût, cet opus est très dense et bien construit.
Un récit tous publics aux multiples péripéties excellement illustré avec une lecture à plusieurs niveaux ; Comme souvent les bons semblent gagner, au moins en partie, à la fin.
En bref
Un récit tous publics aux multiples péripéties excellemment illustré avec une lecture à plusieurs niveaux ; Comme souvent les bons semblent gagner, au moins en partie, à la fin.
Positif
Un dessin fidèle à l'esprit et la lettre de la série
Un récit à rebondissement
Une lecture à plusieurs niveaux









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