L'habit ne fait pas le moine
Je peste bien trop souvent devant le manque d'originalité de certain récit ancré dans un genre comme le post-apo, ici ce n'est tellement pas le cas et c'est jouissif !
Doga continue sa quête de la mer aux sirènes pour aider à redonner vie à Yoterda et sur son chemin bien des aventures l'attendent. Après un petit moment de grâce auprès de son frère où elle se requinque et se trouve un nouveau but dans la vie, sorti un peu de nulle part, je l'avoue, la voilà repartie. L'autrice continue d'explorer les limites de son monde et de le faire grandir sous nos yeux dans un récit punk des plus dynamiques à lire. C'est vraiment agréable. Ainsi, après ce petit moment près de Nondo qui se conclut par une soirée à la Asterix et Obélix, c'est au tour des anti-partisants du frère de Yota d'être sur le devant de la scène.
Nouvel enchaînement de scènes sur les routes contre ceux se mettant en travers de la route de nos héros. Nouvelles péripéties, nouvelles astuces à trouver pour poursuivre leur chemin, voilà ce qui émaille ce tome des plus agréables à lire. Une nouvelle gageure se pose en plus, en plus de devoir éviter ceux qui les pourchassent, arriver à continuer à communiquer car la mémoire de Yota commence à saturer. Et quand on s'en rend compte en plein moment de tension, forcément cela ajoute à l'effet dramatique du moment et cela raccroche le lecteur à leur destinée.
J'ai forcément beaucoup aimé suivre Doga ici, qui doit apprendre à dire au revoir à son frère, comme elle a dit au revoir à sa ville natale et couper des attaches n'a rien de facile. J'ai aussi apprécié, bien qu'elle soit brutale, l'évolution de sa relation avec Yota quand elle réalise le plaisir qu'elle prend à passer du temps avec lui. Ce sont tous les deux comme de grands enfants qui découvrent la vie. Ils sont touchants parce qu'ils ne comprennent pas tout, n'ont pas les concepts, n'ont pas les mots et tentent pourtant de les poser avec beaucoup de naïveté et de maladresse. Forcément on n'a qu'une envie, les encourager et les protéger en les prenant sous notre aile. Cela ne rend leurs aventures que plus palpitantes et touchantes à lire, même si dans chaque tome, j'ai l'impression de n'avancer que de quelques petits mètres dans ce vaste monde.
En bref
La quête de nos héros est loin d'être terminée, elle se poursuit donc sur les chemins arides imaginés par T. Takeda avec une belle émotion, candide, naïve et pourtant âpre face à cet univers punk. Nos héros grandissent dans ces épreuves et en découvrent de nouvelles pour les tester. Cela reste en tout cas toujours divertissant et touchant pour le lecteur, même quand de nouveaux acteurs disparaissent ou apparaissent. Au revoir Nondo, bonjour aux dissidents de Bjork Sotelnoa. Hâte de voir comment ils vont se sortir de cette galère !








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