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Critique de School of Villains #2

par juju le lun. 10 nov. 2025 Staff

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Les méchants ont le sens du jeu (et du délire)

1. L’HISTOIRE – La balle aux prisonniers version apocalypse scolaire

Si vous pensiez avoir tout vu avec le premier tome, accrochez-vous : School of Villains revient encore plus barré avec un tome 2 qui consacre la moitié de ses pages à… un jeu de balle aux prisonniers. Oui, oui, vous avez bien lu. Mais ici, pas question de simples balles en mousse : tout devient ultra-compétitif, théâtral, et complètement décalé.
Toujours en quête de reconnaissance et bien décidé à grimper au sommet de la hiérarchie des secondes pour affronter les redoutés V4, Jôichirô Kirinji poursuit sa route — à sa façon. Entre arrogance, improvisation et un certain génie du chaos, il réussit à rallier des alliés improbables autour de lui.
L’ambiance est à la fois absurde et exaltante : chaque “jeu” devient un champ de bataille où stratégie, égo et pur délire se mélangent sans retenue. Et quand on croit que tout ça ne peut pas aller plus loin… un nouveau personnage débarque : le chef des V4, un charisme à couper le souffle, qui promet de tout renverser dans les prochains tomes.

2. DESSIN & SCÉNARIO – Entre baston, parodie et folie douce

Graphiquement, c’est toujours aussi percutant. Le trait vif, les expressions outrancières, les mises en scène dramatiques… tout concourt à renforcer ce ton volontairement exagéré. L’auteur joue à fond avec les codes du shônen : poses héroïques, tensions extrêmes, gros plans épiques — sauf qu’ici, tout est poussé à un niveau de parodie jubilatoire.


Côté scénario, c’est un pur exercice de style. School of Villains ne se prend jamais au sérieux, et c’est justement ce qui le rend si drôle. Il faut accepter le second degré : comprendre que derrière les apparences d’un battle manga se cache une satire du genre, un jeu méta où les personnages eux-mêmes semblent conscients du ridicule de leurs situations.
Et pourtant, malgré tout cet humour, on sent une vraie cohérence, une direction : la hiérarchie des classes, les ambitions, les rivalités… tout avance à petits pas, mais avec un vrai sens du rythme.

3. MON AVIS – Le chaos organisé qu’on adore

Ce deuxième tome m’a vraiment surpris. Au début, j’étais juste amusé, puis j’ai fini par rire franchement. School of Villains réussit un truc rare : être à la fois absurde et intelligent, parodique et sincère.
Le jeu de la balle aux prisonniers est un chef-d’œuvre d’inventivité absurde, et Jôichirô reste un personnage principal qu’on adore détester, ou qu’on déteste adorer — selon les pages.
Et cette arrivée du chef des V4 à la fin ? Franchement, ça sent le tournant épique et complètement imprévisible.
Un manga qui ne ressemble à rien d’autre et qui s’assume pleinement.

En bref

Totalement déjanté, irrésistiblement drôle, School of Villains tome 2 confirme que cette série est un OVNI dans le paysage du manga. À lire avec recul, curiosité et surtout le sourire aux lèvres

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