Le basculement des secrets
1. l’histoire – tensions, révélations et rites de passage
Ce cinquième tome plonge au cœur de plusieurs moments clés pour les élèves du lycée Daikoku Aigo, notamment la cérémonie de la minorité, un rite important pour leur classe d’âge. Sanda Kazushige continue de porter le poids de sa double identité, et l’on sent à quel point ses responsabilités menacent son équilibre au quotidien.
Très vite, le tome bascule vers un événement dramatique : Fumi Namatame, une élève de quatrième année, commet un acte brutal qui devient le point de rupture du récit. En parallèle, les motivations de Shiori Fuyumura commencent à se dessiner plus clairement, enrichissant encore le mystère autour des secrets qui entourent Sanda et le monde dans lequel il évolue.
2. dessin & scénario – énergie, tension et émotions
Paru Itagaki continue de proposer un mélange unique entre scènes d’action très nerveuses et passages émotionnels très ancrés dans l’adolescence. Le dessin reste expressif, tendu, parfois brut, et sert parfaitement les moments de choc comme les introspections plus discrètes.
Le scénario joue avec les contrastes : absurde par moments, dramatique l’instant d’après. Les flashbacks et les monologues intérieurs sont utilisés avec justesse et permettent d’approfondir réellement des personnages secondaires qui prennent ici une importance nouvelle.
3. mon avis – un tome intense, qui marque un tournant
Ce tome 5 m’a fait forte impression. L’équilibre entre drame, secret et questionnements identitaires fonctionne très bien, et certaines scènes frappent par leur violence émotionnelle autant que physique. On sent que l’histoire franchit un cap : plus sombre, plus directe, plus risquée narrativement.
Tout ne plaira pas à tout le monde — certains choix sont vraiment abrupts — mais cette audace est aussi ce qui donne toute sa singularité à Sanda. Une série qui ne ressemble à aucune autre, et qui continue de surprendre.
En bref
Un cinquième tome dense et percutant, où l’action, les drames adolescents et les zones d’ombre s’entremêlent avec une vraie maîtrise. Sanda monte encore en intensité et confirme son statut de série imprévisible et captivante.








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