Nouvelle folle au tableau !
Comment vous dire que je suis extrêmement partagée sur ce tome. Il y a à la fois des passages et réflexions que je trouve géniales et d’autres où je trouve que l’autrice a poussé le bouchon bien trop loin.
Depuis le début, comme dans Beastars, la série s’écrit au gré des folies de la mangaka. Cela donne une ligne de scénario un peu foutraque mais pleine de gouaille et d’énergie. A chaque nouvel arc, elle propose l’arrivée d’un nouveau personnage mettant Sanda en danger et finissant par se rallier à lui, c’est un peu le seul fil rouge, ça et la critique de notre société dans son rapport au vieillissement.
Dans ce tome, c’est une nouvelle prof d’EPS qui arrive, une membre des Chemises rouges comme Yagiuda et elle est totalement barrée ! J’ai un faible, je l’avoue pour ce genre de personnage et la folie qu’elle peut apporter à une histoire. Mais je dois aussi reconnaître que parfois cela va trop loin. Et on est pile poil là-dedans. D’un côté, j’ai aimé qu’elle relance la chasse. Cela m’a amusée de la voir deviner aussi vite, s’en prendre à lui brutalement, utiliser une nouvelle arme dévastatrice. C’était pêchu, drôle, plein d’énergie. J’ai aussi aimé sa personnalité décalée, sa détestation des enfants, son amour à l’extrême de certains corps virils dont celui du Père Noël lol En revanche, quand l’autrice vire dans le scato et dans le flirt avec l’agression sexuelle, là, ce fut trop pour moi. J’aime le body horror mais pas le ridicule. J’ai l’impression que ça décrédibilise le tout. Idem, avec les réflexions sur les agressions sexuelles... Du coup, je suis très partagée ici.
Heureusement, il y a aussi un autre volet qui s’enrichit, celui du lore du Père Noël. C’est d’abord le cas avec le chapitre tout mignon où on cherche de nouveaux bonbons pour lui rendre son apparence juvénile, les anciens disparaissant. Cela se poursuit avec la nouvelle arme visant à le blesser à base de sang de renne, qui a une efficacité terrible. C’est encore plus intéressant quand arrive dans l’histoire un nouveau personnage : Tonakai, qui semble descendre, tout comme lui, d’une famille assez particulière, celle des rennes. Personnage ambigu, celui-ci est plein de panache mais aussi très mystérieux. Il m’attire dans sa future relation à Sanda. Il me fait froid dans le dos dans son rapport à son corps...
En bref
Paru Itagaki flirte encore ici entre thématiques fortes et mise en scène volontaire malaisante pour interpeller. Si j’ai aimé son avertissement sur les coming-out forcé, je l’ai trouvée un peu trop légère sur la santé mentale et les agressions sexuelles. J’espère que cela sera explicité par la suite pour me faire changer mon ressenti. En attendant, cela reste une lecture intrigante, barrée, dynamique et prenante que je prends plaisir à découvrir à chaque fois. Elle place la barre haute mais reste questionnable.








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