Le poids d’un nom, la douleur comme héritage
1. L’histoire – Quand la légende engendre l’épreuve
Avec ce tome 16, New Grappler Baki ouvre clairement un nouvel arc narratif centré sur la figure mythique de Mohammad Alai. La légende se raconte à travers une interview où il revient sur sa carrière, son prestige, son aura… pendant que, dans l’ombre de ce géant, son fils tente d’exister. Et c’est bien là tout le cœur de ce volume : le poids écrasant d’un patronyme.
Le jeune Alai s’immisce dans la relation entre Baki et Kozue, et semble chercher quelque chose que l’on peine parfois à cerner. Honneur ? Reconnaissance ? Amour ? Sans doute un peu de tout ça. Toujours est-il que sa quête le mène à affronter plusieurs figures emblématiques de l’arène souterraine : Jack Hanma, Doppo Oroshi, puis Goki Shibukawa. Des combats à sens unique, brutaux, où il se fait littéralement démolir… mais revient, encore et encore, malgré un corps de plus en plus brisé.
2. Dessin et narration – La violence comme langage
Visuellement, Itagaki continue d’exceller dans la représentation des corps malmenés. Chaque combat laisse des traces, chaque défaite se lit sur la chair. Le jeune Alai s’abîme physiquement à mesure qu’il s’entête, et cette dégradation progressive renforce le malaise du lecteur.
La narration est volontairement déroutante : on ne comprend pas toujours le but précis de ce personnage, et c’est sans doute voulu. Il avance à l’instinct, guidé par une obsession presque autodestructrice, toujours attiré vers Kozue, comme un phare aussi fascinant que destructeur.
3. Mon avis – Un tome étrange, mais chargé de tension
J’avoue avoir eu du mal à comprendre certains choix, notamment ceux de Kozue, dont l’attitude peut laisser perplexe. Ce flou relationnel ajoute une couche de frustration, mais aussi une vraie tension émotionnelle. De son côté, Baki est quasiment absent de ce volume, et pourtant… il est partout. Son ombre plane sur chaque page, et l’on sent que l’affrontement entre lui et le fils Alai est inévitable.
Ce tome 16 n’est pas le plus spectaculaire en termes de victoires ou d’enjeux immédiats, mais il pose les bases d’un affrontement chargé de symbolique. Plus qu’une série de combats, c’est un volume sur l’héritage, l’orgueil et la souffrance comme moyen d’exister.
En bref
Un tome 16 déroutant mais intrigant, centré sur le fils de Mohammad Alai et le poids écrasant de son nom. Des combats violents, un personnage en quête de sens et une tension grandissante annoncent un affrontement imminent avec Baki. La suite s’annonce explosive.









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