Souffrir pour aimer, tomber pour révéler
1. L’histoire – Tout encaisser pour un seul combat
Ce tome 17 conclut l’arc consacré à Mohammad Alai Junior, prêt à tout — absolument tout — pour conquérir le cœur de Kozue. Défait, blessé, humilié parfois, il continue pourtant d’avancer, mû par une détermination presque suicidaire. Alerté par cette rivalité devenue impossible à ignorer, le vieux Tokugawa s’active enfin pour organiser le combat décisif : celui qui doit trancher une bonne fois pour toutes l’opposition entre le fils du boxeur légendaire et le champion de l’arène souterraine.
Ce qui frappe dans ce volume, c’est le soin apporté à l’histoire d’Alai Junior. Sa préparation est détaillée, méthodique, presque obsessionnelle. On le suit dans son entraînement, dans sa souffrance, dans son désir d’être digne de son nom… et de Kozue. Et pendant tout ce temps, Baki est quasiment absent, comme s’il laissait volontairement l’orage se former, attendant l’instant précis où il devra enfin se manifester.
2. Mise en scène – L’attente avant l’impact
Narrativement, le tome joue à fond la carte de la tension. Plus on approche de l’affrontement, plus l’absence de Baki devient lourde de sens. Il n’apparaît qu’au moment clé, juste avant le combat, renforçant l’impression que tout ce qui précède n’est qu’un long prélude.
Sans spoiler le duel, il devient rapidement évident que Mohammad Alai Junior n’est pas là uniquement pour gagner ou perdre. Son rôle est ailleurs. Il sert un propos bien plus large, presque cruel, et agit comme un révélateur de ce que Baki attend depuis toujours. Le combat dépasse alors le simple cadre de la rivalité amoureuse ou sportive.
3. Mon avis – Une transition brillante vers la suite
J’ai beaucoup aimé ce tome 17. L’arc autour du fils de Mohammad Alai est dense, touchant, parfois dérangeant, mais toujours passionnant. Ce personnage, tragique dans sa détermination, trouve ici une conclusion qui fait sens, même si elle peut laisser un goût amer.
On comprend, en refermant ce volume, que tout cela n’était qu’une étape. Une étape nécessaire pour ouvrir la porte de la saison 3, dont les bases sont posées avec intelligence. Et que dire des quatre chapitres bonus ? Itagaki s’y lâche complètement, entre délires assumés et fan service décomplexé. Un vrai plaisir.
En bref
Un tome 17 fort et marquant, qui conclut l’arc Mohammad Alai Junior avec intelligence et brutalité. Plus qu’un combat, c’est une transition majeure vers la suite de Baki, préparant parfaitement la saison 3. Impossible de ne pas enchaîner.









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