Apprendre à se réinventer
Résumé éditeur
C’est l’heure du grand tournoi ! L’interlycée national d’hiver est sur le point de commencer. Les joueurs de Busô se sont surpassés et ont fait de leur mieux, mais cela ne suffira pas pour remporter les qualifications de Saitama. Afin de gagner, ils auront besoin d’un travail d’équipe sans faille ! L’incompréhension, la méfiance et les conflits seront autant d’obstacles à franchir pour réaliser leur rêve !
1. Changer de style, ce n’est pas magique
On aurait pu croire, après le tome précédent, qu’il suffisait de comprendre les consignes du nouveau coach pour que tout roule. Spoiler : non. Et heureusement. Motoyuki Tanaka ne choisit pas la facilité. On a ici une équipe qui doute, tâtonne, se heurte à ses limites. Ça prend du temps. Ça agace parfois, surtout Ryôta qui a beaucoup de mal à trouver son équilibre. Mais c’est profondément réaliste. On assiste à une vraie phase de transition. Busô doit se reconstruire autour d’un nouveau modèle de jeu. Et ça ne se fait pas sans heurt.
2. Des moments de vie, entre fraîcheur et maladresse
Le mangaka continue de parsemer son récit de petits instants du quotidien. Ça me fait toujours rire de voir Ryu ne rien comprendre aux avances de certaines filles; On est sur quelque chose d’assez naïf. C’est pas du tout le coeur du manga mais ces petits moments sont toujours agréable, un peu comme dans Ao Ashi entre Ashito et Hana. On voit bien que Ryu est focus uniquement sur le foot, et il a bien raison pour le moment. Un petit moment de répit pour retourner aux difficultés du terrain.
3. La difficulté d’évoluer
Comme je le disais c’est vraiment sur le terrain que Be Blues réussit à me captiver. Gros focus sur Ryôta qui se remet en question. On comprend qu’un joueur enfermé dans un seul style peut se retrouver en difficulté quand tout change autour de lui. S’adapter. Se réinventer. Ce sont des mots faciles à dire, mais difficiles à appliquer. Les matchs deviennent alors des laboratoires en mouvement. Comme le ballon, on ne sait jamais vraiment où ça va rebondir. Les ajustements sont constants. Les certitudes vacillent. Et c’est là que la série gagne en maturité.
En bref
Pas de grandes confrontations explosives ici. Mais des ajustements passionnants. Nouveau coach, nouveau style, nouvelle équipe… et une cohésion qui se construit dans la difficulté. Ce tome montre la rudesse psychologique du sport et l’importance de savoir évoluer avec les autres. Et c’est justement ce qui rend cette série publiée chez Meian toujours plus intéressante.







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