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Critique de Bakuman #1

par MassLunar le jeu. 26 mars 2026 Staff

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Les nouveaux mangaka

Rétro-critique sur... Bakuman tome 1 du duo à l'origine de l'emblématique Death Note, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata. Un "méta-manga" en 20 tomes qui suit l'histoire de deux mangakas en herbe bien décidés à percer dans le milieu ! Un classique du genre alors que de nouveaux titres sur l'envers du décors sont récemment parus comme l'excellent Dragon & Caméléon ou encore le colorée Kore Kaite Shine

Souvent cité, Bakuman peut-être considéré comme l'un des manga-clés sur le métier de mangaka, un manga qui nous plonge dans les coulisses de la création du manga, que ce soit au niveau du dessin, du scénario, de la rencontre avec l'éditeur, de la participation à des tournois pour être publié dans des revues, etc... Nous le savons, être mangaka est loin d'être un métier facile. Et c'est ce parcours palpitant que les mangaka Tsugumi Ohba et Takeshi Obata relatent dans cette série paru peu après le succès de Death Note.

Au lieu de mettre en valeur l'image d'un énième héros classiquement shonene tout en détermination, bravoure et un zeste de stupidité, Bakuman fait le choix de nous presenter des héros qui ne se destinent pas à la voie du manga. Bien qu'il possède un don pour le dessin, Mashiro est un lycéen qui cherche la voie de la conformité et de l'ennui. On comprend vite qu'il a perdu l'envie de dessiner du manga depuis la mort de son oncle, un mangaka qui est mort de surmenage, voire de suicide. Mashiro est dans la même classe que Takagi, l'intello du lycée. Quel n'est pas sa surprise lorqu'il apprend que Takagi rêve de devenir scénariste. 

Le duo pour certaines raisons décide de s'associer et d'emprunter au final la voie du manga. Ce n'est que le début de l'ascension.

Dans ce premier tome, les auteurs prennent le temps de souligner le caractère des personnages et leurs motivations, surtout pour Mashiro dont le côté blasé s'explique aussi par son triste ressenti autour du métier de mangaka, notamment à cause de son oncle. Le jeune collégien s'est donc lancé dans une voie plus pragmatique. Il faudra cependant la rencontre avec Tagaki et surtout une révélation autour de la fille qu'il aime pour décider de se lancer sur la voie du mangaka. Raison par amour ? Cet objectif est un peu discutable mais le début de ce cheminement n'en reste pas moins passionnant avec une bonne introduction qui fait parfaitement jouer ce sentiment de progression jusqu'à la rencontre avec un possible éditeur en fin de volume.

Dans une plume toujours aussi précise, le dessin de Takeshi Obata donne du corps à ce manga-méta qui nous immerge aussi dans un aspect beaucoup plus tranche-de-vie. Les cases s'avérent assez fournis et riches de pair avec une narration assez chargé. Attention, les personnes qui n'aiment pas les manga verbeux risquent d'être un peu écrasées sous le poids des bulles. Bakuman est un titre qui accorde beaucoup d'importance aux dialogues, aux explications mais même en étant didactique, ce premier tome demeure portée par des dialogues tout en justesse laissant une bonne complicité se faire au sein de ce duo. Le dessinateur et le scénariste se rencontrent et finalement se lient d'amitié pour réussir ce projet.

Cependant, les personnages féminins principaux ne sont toujours pas le point fort du duo Ohba/Oba comme en témoigne l'évanescente et trop discrète Azuki dont la grâce et la présence demeure avant tout la source de motivation de Mashiro à devenir un mangaka, une motivation qui devient beaucoup plus concrète avec la promesse un peu audacieuse d'un mariage si ce dernier arrive à dessiner un succès qui en plus sera adapté en anime. J'ai trouvé cette clé scénaristique un peu naïve d'autant plus que le personnage féminin apparait pour le coup comme la récompense ultime. 

Mis à part cet aspect-là, ce premier tome démarre l'ascension de ces nouveaux mangakas avec efficacité et se clôture sur la perspective d'une rencontre déterminante, celle avec l'éditeur. 

En bref

Bakuman fait partie des mangas de références sur le travail du mangaka. Mais ce manga mété apporte aussi une bonne touche de tranche-de-vie avec son personnage principal attachant dont la détemrination n''était pas innée. Malgré un personnage féminin un peu accessoire et un style très verbeux qui peut freiner la lecture, ce premier tome de cette seconde série concoctée par les auteurs de Death Note est passionant et se lit avec attention.

7
Positif

Une référence du manga méta

Une plongée dans la création d'un manga avec ce qu'il faut de rythme et de progression

Negatif

Un personnage féminin un peu accessoire

Le côté verbeux peut déplaire.

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Commentaires (1)
  • FrEaK
    Membre

    J'ai personnellement beaucoup apprécié Bakuman, et également Hitman qui est une très chouette série également sur l'envers du manga.
    Et Dragon & Caméléon plus récemment, que je valide aussi !