Critique de Mon très cher F - Le Fantôme de l'Opéra #5
par Tampopo24 le dim. 12 avril 2026 Staff
Réveil !
Un peu plus noir que les tomes précédents, un peu plus profonds et moins gnan gnan, ce tome est mon préféré à l'heure actuelle.
Finie l'héroïne qui pleurniche sans arrêt et le héros qui se torture en mode gros drame romantique à la Musset, place à une Christine qui se bat pour transmettre ses sentiments. Enfin ! Alors, attention, si comme moi, le lyrisme européen à la sauce japonaise vous hérisse, ce n'est pas tout à fait terminé. Effet de la traduction ou dû directement à la prose de l'autrice, qu'est-ce que le texte est mauvais, faussement ampoulé mais mode bas de gamme, et pas crédible... C'est vraiment dommage. Il aurait gagné à plus de simplicité et moins ''d'effet de'' pour faire ancien...
Côté histoire, c'est déjà plus intéressant. Erik voit ou plutôt entend que Christine a changé mais ne veut pas imaginer que c'est à cause de lui. Il ne referme dans sa coquille, ressasse son passé douloureux et s'éloigne. Cela oblige du coup Christine à être enfin plus active et à ne plus se laisser porter par les événements. Il était temps !
Certes la lecture est plus sombre car portée par des sentiments compliqués : une Christine déprimée de ne plus le voir, un Erik au fond du trou car pas capable de réaliser qu'on peut l'aimer, ou encore un nouveau propriétaire de l'opéra qui va leur mettre des bâtons dans les roues notamment avec le choix du nouveau compositeur pas très net. C'est ce qui va rendre le tout plus intéressant.
Côté sentiment également, cela s'emballe. Les élans du coeur sont palpables et font pousser les personnages à plus d'action, que ce soit une noire possessivité avec le propriétaire et son compositeur, le refus d'être objet d'amour à cause d'un passé de maltraitance et l'éloignement mais le refus de totalement s'effacer pour Erik, et le dépassement de soi via la musique et la pièce de Faust qui va se jouer pour Christine. Cela m'a plu, surtout au vu du final.
En bref
Enfin la série se réveille. Certes elle est toujours freinée dans son élan par une écriture des plus approximative, pour ne pas dire ratée de cette fausse vision du romantisme à coup de vocab abscons, mais les personnages laissent plus libre cours à leurs émotions, ce qui donne une lecture plus dynamique dans les tourments de leur âme. Enfin ! Espérons que la suite reste dans cette lignée.








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