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Critique de Don't call it Mystery #12

par Tampopo24 le mer. 15 avril 2026 Staff

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Féminisme et éducation

Avec sa couverture contemplative, Yumi Tamura nous entraîne dans une nouvelle enquête, un nouveau mystère, un nouveau coin du Japon à visiter. 

C’est dans le commissariat de M Aoto que tout commence cette fois, mais pas avec une affaire qu’il doit résoudre, avec un coup de fil destiné à sa subalterne, Furomitsu, qui l’a aidé à plusieurs reprises dans ses enquêtes et dont la grand-mère vient de perdre une amie. Contre toute attente, qualifié d’accident, celle-ci ne veut pas y croire et demande à sa petite fille de venir la rejoindre. L’occasion est trop, nous voilà partis à la découverte d’une nouvelle région du Japon, le Hokuriku, dont l’autrice au détour de cette histoire va nous faire découvrir le folklore, la nourriture et les hauts lieux. Ça ne pouvait également qu’attirer notre amateur de curry en chef : Totono, qui va s’adjoindre à ce mystère bien malgré lui.

Comme d’habitude avec l’autrice sur cette série, la narration est labyrinthique. Cette nouvelle affaire est l’occasion de découvrir Furomitsu mais aussi sa famille et sa grand-mère, ancienne professeure très respectée. On suit pas à pas l’enquête si on peut dire, croisant régulièrement des personnages singuliers pour ne pas dire troubles, du gentil policier de quartier en passant par des journalistes de magazine culinaire. Tout est suspect, tout interroge, mais nous n’avons pas de réponse. Cela reste un vrai plaisir d’explorer, de fouiller, de chercher des indices. On revient ainsi sur cette dame, sa relation avec notre héroïne et sa grand-mère, ce que cette dernière représente, mais aussi ses relations avec sa fille ou ce que Furomitsu a vécu enfant la poussant à faire le métier qu’elle a choisi. C’est très riche. Mais on a toujours pas de réponse…

Alors l’autrice oriente l’histoire autrement comme toujours. Elle développe un côté sociétal très intéressant comme à chaque fois, quoique un peu plus tortueux cette fois. Il est question de la place des femmes, de la façon dont certains patriarches ont encore une vision archaïque de la femme ne devant pas travailler pour faire et élever des enfants. Totono, avec toute l’habileté d’esprit qu’on lui connaît, s’engouffre dans cette proposition pour la retourner et détourner comme il faut. Ce fut un moment brillant ! Certes avec des arguments connus de longues dates mais qui font toujours du bien à entendre. C’était comme remettre l’église au centre du village. Bravo !

En bref

Cependant, je dois avouer que je reste aussi un peu sur ma faim avec ce tome par rapport à d’habitude. Il se passe peu de choses. Les fils sont là mais ténus. J’ai plus pris plaisir à suivre les personnages et leurs histoires que l’enquête en elle-même. Le fait aussi que Totono ne soit pas l’enquêteur principal change mais casse un peu la narration et notamment les mystères qu’il y a d’habitude autour de lui en fil rouge. Ce n’est pas l’introduction maladroit de Leika vers la fin qui arrange les choses. J’attends cependant le dénouement de l’affaire pour me prononcer.

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