Horriblement badass
Garth Ennis est le scénariste qui m’a fait plonger dans les comics. C’est toujours avec une grande curiosité que je suis content de découvrir ce qu’il a à nous raconter. Que ce soit du super-héros ou de la parodie de super-héros (ex. The boys), de l’historique (ex. Sara) ou simplement du pur plaisir blasphématoire (ex. Preacher - que je ne peux que vous recommander, encore et encore), j’ai très rarement été déçu par son ton sarcastique, sa précision historique et sa violence assumée.
Freddie est un récit court entre l’horrifique et le polar. C’est bourré d’humour noir et c’est une allégorie très bien faite sur les dérives dans certains milieux.
Dans ce monde imaginaire qui ressemble quand même beaucoup à la réalité, les loups-garous, vampires et autres créatures monstrueuses ont le chic pour s’attirer des ennuis. Pour tout résoudre, un seul homme : Freddie. Il a ses contacts, des adresses et toujours une bonne stratégie pour faire disparaître la moindre trace… Jusqu’à ce qu’un jour il soit concerné par une de ses affaires.
C’est complétement ce qu’on s’attend à lire d’un récit court écrit par Ennis. C’est violent et perturbant mais avec un fond de réalisme qui nous apporte une critique d’un pan de la société.
Et qui de mieux que Mike Perkins pour illustrer une histoire aussi étrange ? On sent qu’il s’est fait plaisir et du coup on a le droit à des planches terribles. Je me demande vraiment quel genre de script il a pu recevoir pour en arriver à certaines cases. En tout cas ça fonctionne très très bien et il a vraiment un trait magnifique.
A la couleur, Andy Troy et Mike Spicer qui nous complètent parfaitement l’ambiance glauque et sombre dont l’histoire a besoin pour fonctionner.
Un récit irrévérencieux par un duo créatif en pleine forme qui voulait se payer Hollywood et les dérives dont on a pu entendre parler ces dernières années.
Âmes sensibles, s’abstenir !
En bref
Un récit irrévérencieux par un duo créatif en pleine forme qui voulait se payer Hollywood et les dérives dont on a pu entendre parler ces dernières années. Entre horreur et polar, ne mettez pas cet album entre n'importe quelles mains.
Positif
Garth Ennis au top
Mike Perkins parfait dans le style
Le travail de la couleur qui complète l’ambiance
La critique de la société en costume d'Halloween
Negatif
Trop court !
Un peu trop de personnages pour un récit aussi court, mais c’est vraiment pour trouver un truc à dire












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