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Critique de Marvel Fanfare #51

par Le Doc le jeu. 23 juil. 2026 Staff

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Voici ce qui aurait pu être, dans une réalité autre...

Dans la deuxième moitié des années 80, Marvel a décidé de relancer une série Silver Surfer, la sentinelle de l'espace n'ayant pas eu droit à un rendez-vous régulier depuis le comic-book de Stan Lee et John Buscema publié entre 1968 et 1970. L'éditeur a choisi Steve Englehart comme scénariste et pour la partie graphique c'est Big John qui a rempilé. Le projet initial devait prendre la forme d'une maxi-série en 12 numéros,  Englehart avait prévu une épopée spatiale spectaculaire dans laquelle le Surfer devait diriger depuis sa "prison" terrienne une armée intergalactique face à la menace de l'Empire Kree. 

Le premier épisode était déjà prêt, John Buscema l'avait entièrement dessiné...et c'est là que Marvel a changé ses plans pour privilégier la série régulière que l'on connaît (publiée en France dans *Nova*). Englehart est resté au scénario (du #1 au #31), reprenant plusieurs de ses idées au fil des numéros, et Buscema a laissé la place à Marshall Rogers. Mais que faire des 39 pages de ce qui aurait du être cet autre "Silver Surfer #1" ? L'éditeur a attendu l'année 1990 pour l'inclure au sommaire de la revue anthologique Marvel Fanfare, en ajoutant un récitatif le présentant comme une visite d'un univers alternatif, une sorte de Et si ? donc...

Dans la série débutée en 1987, le Surfer réussit enfin à franchir la barrière de Galactus grâce à une idée toute simple de la Chose (mais pourquoi personne n'y avait pensé ?) pour parcourir à nouveau le cosmos. Dans Marvel Fanfare #51, Norrin Radd est toujours prisonnier sur Terre. Et alors qu'il admirait ces étendues intersidérales hors de sa portée, il est attaqué par un croiseur kree. Alors qu'il se remet sous la surveillance de ses amis super-héros, le Surfer décide de suivre la trace des soldats krees. Il les localise dans une petite ville et après les avoir battus, il est abordé par une création de Steve Englehart qui n'avait pas été vue depuis plusieurs années, Mantis, la Madonne Céleste. 

Mantis élève seule son fils, hybride humain/plante fruit de son union avec le Cotati. Pour l'Intelligence Suprême, l'enfant menacera la domination kree dans le futur et il veut s'en débarrasser...et après l'échec de ses hommes, il envoie le monstrueux et destructeur Mangog sur la piste du trio. Après une entame énergique, Steve Englehart prend son temps pour décrire l'enquête du Surfer, quelques lenteurs dynamisées ensuite par l'affrontement contre les soldats krees. La rencontre avec Mantis se déroule dans des conditions très différentes de celles des premiers numéros de la série régulière du Surfer mais on voit déjà que celle-ci était une partie importante des plans de Steve Englehart. 

Le combat final contre Mangog offre une bonne démonstration des pouvoirs du fils de Mantis. Il est juste dommage que l'encrage de Jack Abel ne soit pas vraiment adapté aux dessins de Buscema, qui perdent ainsi de leur puissance, et que les couleurs de Christie Scheele soient un peu fades. Mais cette aventure reste agréable à (re)lire...même si la nature même du récit le rend inévitablement anecdotique...

En bref

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