5

Critique de Top BD #22

par Le Doc le sam. 25 juil. 2026 Staff

Rédiger une critique
Les Prédateurs

Pendant longtemps, Stan Lee s'est montré très "protecteur" envers le Surfer d'Argent, se réservant le personnage pour des albums spéciaux, autant de collaborations avec le King Jack Kirby, John Byrne, Moebius ou encore John Buscema. Ce qui n'a pas empêché le Surfer de faire des apparitions dans les comics des autres héros Marvel, mais dès qu'il y avait un one-shot ou une mini-série, Lee était au scénario ou aux dialogues ou les deux. Les choses ont changé quand Marvel a relancé une série Silver Surfer confiée cette fois-ci à Steve Englehart, une situation qui avait un brin ennuyé le père Stan qui aurait bien aimé rester le seul scénariste du Surfer. 

En mettant de côté quelques vignettes humoristiques (comme dans les What the...? et les Stan Lee meets...), le Marvel Graphic Novel : Silver Surfer - The Enslavers (Les Prédateurs en TOP B.D.) est la dernière longue histoire de la Sentinelle de l'Espace signée par Stan Lee, qui a collaboré ici avec Keith Pollard, co-scénariste et dessinateur. Et ce n'est franchement pas ce qu'il a fait de mieux car il y a trop de choses qui ne fonctionnent pas dans ce long album qui voit les peuples de la Terre menacés par une impitoyable race extraterrestre et leur leader, le puissant Mrrungo-Mu.

En effet, le déroulement semble nous faire croire que les humains n'ont jamais fait l'expérience de rencontres avec des aliens (comme s'il n'y avait pas eu assez de témoins de l'arrivée de Galactus pour ne prendre qu'un seul exemple). Les super-héros de la Terre tombent ensuite trop facilement, en quelques pages à peine alors que Mrrungo-Mu ne se distingue pas vraiment comme un adversaire avec un tel niveau de puissance...il aurait peut-être fallu le développer un peu plus pour rendre la situation un poil plus crédible mais c'était trop tard, ma suspension d'incrédulité avait déjà atteint ses limites. 

Dans ses dialogues, Stan Lee écrit un Surfer moins tourmenté que dans sa série des sixties, sans les monologues remplis d' envolées lyriques qu'on lui connaît  et donne même un happy-ending à son héros...une fin qui renforce la nature hors-continuité de cette aventure. Aux dessins, Keith Pollard en appelle souvent à son Kirby intérieur mais s'il y a beaucoup de cases belles et puissantes (et de très jolies protagonistes féminines), l'utilisation de trois encreurs rend les visuels (très) irréguliers dans la dernière partie de l'album.

En bref

5
Le Doc Suivre Le Doc Toutes ses critiques (1798)
Autres critiques de Top BD
7
Top BD T.16

Top BD T.16 Staff

Lire la critique de Top BD T.16

9
Top BD T.31

Top BD T.31 Staff

Lire la critique de Top BD T.31

Evry (91)
4,57€
Laissez un commentaire
Commentaires (0)