Mad Max à moustaches
1. Le bastion des derniers humains
Après deux premiers tomes qui ont installé la pandémie féline imaginée par Hawkman et dessinée par Mecha-Roots, ce troisième volume démarre sur une course-poursuite digne de Mad Max : une bande de motards aux engins bricolés traque des survivants qui transportent… de l'herbe à chat et des magazines félins. La scène donne le ton et conduit Kunagi et Kaoru jusqu'à Wendelstein, un bastion tenu d'une main ferme par GrandMa, où une poignée d'humains tente de vivre loin des griffes et des ronronnements. On découvre l'organisation de ce refuge, ses nouveaux visages et des expéditions de ravitaillement de plus en plus périlleuses, au point qu'une équipe partie en mission va devoir être secourue. Un retour en arrière vient aussi éclairer le passé de quelques personnages.
2. La parodie jusqu'au bout des griffes
Tout le sel de la série tient dans son concept : reprendre les codes du film de zombies et de catastrophe, en remplaçant les morts-vivants par des chats adorables. Une fois transformés, les anciens humains gardent leurs lunettes de soleil ou leur casquette, et même les pires brutes deviennent attendrissantes sous leur fourrure. Graphiquement, Mecha-Roots soigne les postures et les mimiques, avec un vrai sens du timing comique, même si les scènes d'action les plus chargées manquent parfois un peu de lisibilité. On sent surtout un auteur qui aime et observe les chats depuis longtemps : leur façon de se lover, de s'étirer ou de fixer une proie sonne juste à chaque case. En fin de volume, les bonus « Cat if… ? » plongent les personnages dans d'autres genres, de la romance à la fantasy, pour une parenthèse sacrément barrée.
3. Un tome qui prend son temps
De mon côté, j'ai beaucoup ri. Le décalage permanent fonctionne toujours aussi bien, et je me suis laissé embarquer par ce mélange de survie sérieuse et de chatons irrésistibles. Il faut reconnaître que l'intrigue avance à petits pas : le récit principal s'arrête assez tôt pour laisser la place aux bonus, certaines pistes ouvertes dans le tome précédent restent en suspens et la chronologie demande un peu d'attention. Rien de rédhibitoire pour autant, car l'installation dans le bastion apporte des personnages attachants et quelques indices qui donnent envie de découvrir la suite. Les amoureux des chats et les fans de films de genre y trouveront largement leur compte, d'autant que la série, toujours en cours au Japon, a eu droit à son adaptation animée en 2025.
En bref
Un troisième tome drôle, absurde et tendre, qui pose ses valises dans un bastion de survivants et joue à fond la carte de la parodie. L'histoire avance doucement, mais le plaisir reste intact. Une lecture qui fera ronronner tous les amoureux des chats !







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