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Critique de Chihayafuru #15

par Aki no Niji le dim. 7 févr. 2016

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C’est avec hâte et appréhension qu’on ouvre le quinzième tome de Chihayafuru. Le club de Karuta du lycée Mizusawa a enfin atteint la finale du tournoi inter-lycée et ses membres se battent pour décrocher le titre de champion national… quand Chihaya se blesse au doigt peu de temps après le début du match ! C’était ainsi que se terminait le tome précédent, de quoi frustrer le lecteur et lui donner envie de découvrir la suite.

Ce volume se focalise donc sur la finale du tournoi qui oppose Mizusawa au lycée Fujisaki, ancien champion en titre à l’équipe redoutable.
Dès les premières pages, le lecteur est totalement immergé dans le match, et il est alors aisé de s’identifier à Kanade et Sumire, restées dans le public pour encourager leur équipe. C’est dans cet état d’esprit que l’on se plonge en lisant ce tome : on devient le supporter de Mizusawa, l’équipier qui soutient ses amis.
La tension est palpable dans chaque match disputé par les membres de l’équipe Mizusawa. Chihaya affronte Rion, une jeune fille qui tout comme elle possède un excellent ressenti, et qui la fera redoubler d’efforts. Taichi, quant à lui, fera face au capitaine de Fujisaki, qui le poussera dans ses derniers retranchements. On verra quelques moments forts des matchs de Komano et Tsukuba, tandis que celui de Nishida sera quasiment éclipsé, ce qui est bien dommage pour ce dernier, car son niveau de Karuta est très bon et le match aurait pu être intéressant à montrer, ne serait-ce que partiellement.

L’ascenseur émotionnel est l’expression maîtresse de ce quinzième volume. Un coup de stress avant la lecture d’une carte, puis un moment de soulagement lorsqu’elle est gagnée par Mizusawa. Une grosse frustration pour une carte ratée de peu, suivie d’une exclamation de joie lorsqu’ils en récupèrent une tant convoitée.
Notre cœur fait le yoyo tout au long de la lecture, et quand on referme ce tome, on ne saurait dire s’il nous a paru court ou long. Haletant et riche en émotions, sans aucun doute, il ne laissera personne insensible.

Encore une fois, le trait de Yuki Suetsugu sert parfaitement son propos, avec un soin tout particulier apporté aux visages, aux expressions et à la dynamique des matchs. Mention spéciale pour la première et la quatrième de couverture, représentant respectivement Taichi et Chihaya sous les flocons de neige.
Côté édition, rien de particulier à signaler : le papier est de bonne facture et aucune faute d’orthographe ne m’a sauté aux yeux. Un bon travail de Pika Edition, comme pour les autres tomes de la série.

Pour résumer, sans pour autant trop en dévoiler, on assiste à un dénouement du tournoi inter-lycée à la hauteur de nos attentes. Les matchs sont tous plus stressants les uns que les autres, et jusqu’à la dernière seconde on ne sait pas quelle équipe décrochera la victoire. Une finale très émouvante qui marque clairement la fin d’un arc dans le manga, mais avec comme toujours dans Chihayafuru une dernière page qui nous pousse à acheter le tome suivant dès sa sortie.

« La qualité ne fait pas vendre », Chihayafuru est malheureusement le reflet de cette dure réalité, alors que ce titre mériterait qu’on lui porte une plus grande attention. De bons graphismes, une intrigue prenante et originale qui ne s’essouffle pas : ce titre a pourtant – sans mauvais jeu de mots – toutes les cartes en main pour percer.
J’espère que ma chronique suscitera l’intérêt chez ceux qui ne connaissent pas la série, et poussera ceux qui l’avaient mise de côté, voire arrêtée, à la reprendre.
Parlons de Chihayafuru !

En bref

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