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Critique de La colline aux coquelicots

par Misya le dim. 25 nov. 2012 Staff

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Cette collaboration entre le père et le fils Miyazaki aura cette fois été des plus fructueuses et promet un passage de flambeau rassurant. Gor? Miyazaki s'est inspiré ici, d'un shojo des années 80 Kokuriko zaka kara.

Début des années 60, une lycéenne répondant au nom d'Umi vit avec son petit frère et sa petite sœur dans la maison de leur grand-mère. Les enfants sont orphelins de père et leur mère, professeur d'université n'est pas souvent au pays, c'est donc Umi qui prend une grande partie des responsabilités qui incombent au chef de famille.
Umi a un rituel : hisser des drapeaux de signalisation maritime en souvenir de son père disparu en mère lors d'un naufrage durant la guerre de Corée. Un jour, elle lit un poème, dans le journal du lycée, destiné à la fille aux drapeaux, rapidement elle se doute qu'il existe un lien entre ce mot et Shun, le délégué des élèves et membre de la rédaction du journal du lycée. Umi va alors connaître à travers Shun la folle vie du foyer étudiant du quartier latin et ira jusqu'à jouer un rôle important dans la bataille des élèves pour conserver ce lieu mythique.

Une merveille, encore une, pour les studios Ghibli qui nous offre ici, à la fois, un poème et un tableau d'une grande beauté. Si le spectateur n'avait pas été convaincu par «  Les comptes de Terremer » qu'il se rassure en regardant « La colline aux coquelicots » Il lui sera difficile de ne pas être touché par autant de grâce et de beauté. Gor? Miyazaki nous peint la ville de Yokohama, au pied d'une colline en bord de mer, le soin apporté aux détails est minutieux, les traits des visages expressifs, les couleurs lumineuses, il sera difficile pour le spectateur de ne pas tomber sous le charme. Miyazaki nous offre même le privilège de voyager à Tokyo alors capitale en pleine expansion attendant de recevoir les JO de 1964. Elle est est dépeinte avec une extrême justesse et une infime précision, nous plongeant dans une époque charnière lors de la reconstruction du pays.
En ce qui concerne le scénario, il est à la fois simple mais tellement juste, rien n'est oublié, le devoir de mémoire, l'amour naissant, l'amitié, le sens de la famille... Le tout sans jamais tomber dans la mièvrerie, la maturité des deux enfants et la beauté de leur sentiment est sans faute.
L'émotion est omniprésente et c'est ce sentiment qui apporte la richesse au scénario, rien ne semble feint ou exagéré, les échanges entre les deux jeunes gens sont tout en pudeur et le spectateur sera tout aussi bouleversé qu'eux.
Miyazaki fils, a également eu cette intelligence d'alterner scène rapide, joyeuse, chantante avec celle plus riche en émotion et intense et toutes sont réussies et font s'enchaîner sourires et larmes sur le visage des spectateurs, petits ou grands.
Un petit mot encore pour la bande originale qui est en osmose avec le film, tantôt joyeuse tout en restant douce se fond parfaitement dans le paysage et procure des sensations en adéquation avec l'histoire. Une attention particulière pour la chanson « Kon'iro no Uneri ga » (« Des vagues d'un bleu profond ») fait allusion au tsunami de mars 2011 qui a fortement marqué le pays, comme chacun le sait, mais qui a également compliqué la production du film.

On ne ressort pas indifférent à la fin de ce film, émerveillé, bouleversé mais en aucun cas déçu du voyage dans la petite ville de Yokohama. Avec Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, le petit monde des chapardeurs) et Gor? Miyazaki, la relève est assurée au studio Ghibli et ce pour le bonheur de milliers de fans...

En bref

Un véritable chef d'oeuvre qui apporte émotion et émerveillement à toute personne sensible au genre. Et si le scénario n'arrive pas à touché le spectateur alors il le saura forcément par le graphisme impeccable.

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