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Critique de Opus #1

par Charlie One le dim. 30 juin 2013 Staff

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Chikara Nagai est un mangaka qui dessine pour le Young Guard. Son manga Resonance met en scène Satoko, une inspectrice télépathe chargée d’arrêter Le Masque, le gourou d’une secte, l’Eglise du rassemblement. Dans le monde réel, l’auteur est chargé d’apporter une conclusion satisfaisante à son histoire et envisage pour ce faire de tuer Rin, l’un des personnages principaux. Et c’est là que tout dérape car Chikara se retrouve aspiré dans son manga à cause d’un Rin conscient de son existence et qui refuse donc naturellement de mourir sous le crayon de son auteur.

Bon. C’est bien embêtant car je me suis ennuyé et je ne sais pas trop quoi vous dire pour l’expliquer. Je ne connais pas les travaux de Satoshi Kon que ce soit pour ses mangas ou pour ses réalisations et c’est donc assez embarrassé que je me demande ce qu’il y a de brillant dans cette œuvre. Pendant quelques 150 pages, j’ai vu Chikara courir dans tous les sens, pris dans sa propre histoire, impuissant face à ce qui l’entoure et tentant de se réveiller comme s’il faisait un mauvais rêve. Moi aussi j’espérais me réveiller. J’ai eu le sentiment d’atterrir en plein milieu d’une histoire qui part littéralement en cacahuète, servie en prime par un enchainement chaotique de scènes n’aidant aucunement à s’immerger et contrant par la même occasion l’effet frénétique général.

Il me faut aller alors au-delà du scénario pour m’intéresser à la réflexion autour de la frontière du réel et de l’irréel, qui est nettement plus intéressante que la course poursuite. Imaginez ! Nous ne sommes peut-être que les personnages d’une histoire, sujets aux désirs égoïstes d’un dessinateur. Cependant, je dois dire que j’ai trouvé cela très survolé, notamment au niveau des reproches de Satoko qui tournent légèrement en rond.

L’auteur profite également d’Opus pour présenter une vision dure du métier de mangaka, un métier exigeant qui peut se révéler mauvais pour la santé mais aussi la vie sociale de l’auteur. Oui mais encore ? Ce tome 1 n’apporte pas d’œil vraiment nouveau sur le sujet et comme le reste, ceci n’est pas suffisamment approfondi. Ou peut-être que j'en demande trop. Ce n'est que le premier tome après tout.

Enfin, que dire du trait de Satoshi Kon si ce n’est qu’il ne séduira qu’une (petite ?) partie du lectorat. Nous sommes très loin des planches à couper le souffle que l’on peut retrouver ailleurs.

Conclusion ? A l’inverse de Chikara Nagai, je n’ai pas réussi à rentrer dans son histoire.

En bref

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