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Critique de Outlaw players #1

par ivan isaak le jeu. 7 juil. 2016 Staff

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L’histoire sans fin, le retour ? Après les deux éditions du tremplin manga, dont le premier lauréat devrait nous proposer sa série prochainement, Ki-oon poursuit sa volonté de travailler avec des auteurs français en sortant un titre réalisé par un artiste loin d’être un inconnu des lecteurs : SHONEN, l’auteur de BB Project et Omega Complex aux Humanoïdes Associés ainsi que de Lord of Chaos chez Pika. On notera également qu’il faisait partie des participants au premier tremplin manga organisé par l’éditeur il y a plus d’un an et demi désormais. Pour finir cette présentation rapide du contexte, rappelons également qu’aucune des trois précédentes œuvres de l’auteur ne présente de réelle fin, Omega Complex ayant fortement été raccourci par rapport au projet initial. C’est donc avec un certain scepticisme que l’on accueille Outlaw Players, dont le second tome est prévu dans seulement 2 mois, ce qui est déjà, en soi, un petit exploit. Sword Yureka Online L’histoire d’Outlaw Players part avec un gros handicap : son postulat de base a un fort air de déjà-vu (lu). En effet, il y est question de jeu de rôle en réalité virtuelle dans lequel notre héros sera piégé contre son gré. Rien de bien original donc même si ce postulat peut se décliner sous de nombreuses formes et offre donc une palette de possibilités presque infinie. Mais un tel point de départ implique obligatoirement une très grosse phase de mise en place pour expliquer le fonctionnement du monde virtuel, régi par des règles qui feront le principal intérêt du titre et détermineront les voies possibles pour les protagonistes. Et cette étape peut se faire de diverses manières, la méthode utilisée pouvant passer comme une lettre à la poste ou, au contraire, paraitre très indigeste. Disons le tout de suite : Outlaw Players n’appartient pas à la première catégorie. Outlaw Players, mode d’emploi SHONEN, dont c’est ici la première œuvre où il n’est pas assisté par un scénariste, tente donc de poser les bases de son monde en deux grosses étapes : d’abord en présentant son héros, sa situation et en donnant quelques éléments sur le monde de Thera, ensuite en mettant notre héros face à des personnages aux connaissances très poussées sur le jeu, notamment sur sa situation pour le moins particulière. Les lecteurs ayant eu entre leurs mains Omega Complex ne seront pas dépaysés : SHONEN nous abreuve de quelques bulles très chargées en informations, et à plusieurs reprises au cours de ce premier volume. Il faut donc un certain temps pour toutes les ingurgiter, ce n’est pas toujours très agréable, mais comme déjà énoncé plus haut, c’est malheureusement indispensable. Références et déjà-vu La première grosse référence, celle qui revient le plus et qui saute aux yeux immédiatement, même des lecteurs non versés dans les jeux de ce type, est celle à la célébrissime licence Final Fantasy, nommé ici « La dernière fantaisie ». Référence/hommage appuyé, mais qui n’est pas l’unique du titre, puisqu’il est aussi question de Pokémon ou plus inattendu, de la série de Hirohiko Araki, Jojo’s Bizarre Adventure. Des clins d’œil assumés et sympathiques, même si on se dit que c’est aussi une solution de facilité… Graphiquement, SHONEN nous fait du SHONEN : son style inspiré de OH GREAT est toujours le même, avec des décors fournis, des planches détaillées, parfois un peu trop chargées, et un chara-design qui, comme le trait global, a très peu évolué depuis les début de l’auteur, il y a maintenant près de 10 ans… Un style qui ne se prête pas trop aux scènes d’action, toujours les plus difficiles à mettre en images : SHONEN abuse beaucoup de l’effet saccadé pour découper les attaques des protagonistes, regroupant ainsi plusieurs instants en un seul plan. Cela implique un manque de dynamise et de lisibilité des scènes, même si on est bien sûr loin de ne rien comprendre. Mais on pouvait espérer mieux, puisque l’auteur n’est plus un débutant dans le genre. En s’attaquant à un style de récit très représenté, SHONEN et les éditions Ki-oon ont mis la barre très haut, peut-être un peu trop pour le moment. Cette longue introduction, qui contient pléthore d’informations sur le monde de Thera, ne réussit pas à nous convaincre mais parvient à susciter suffisamment d’intérêt pour qu’on lui laisse une chance. La sortie du second volume dans deux mois devrait permettre de se faire une idée plus précise des possibilités du titre.

En bref

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