Ce livre est adapté du roman éponyme de Anne-Laure Bondoux, primé plus de vingt fois.
Ce qui frappe d'abord se sont les larges vignettes avec chacune sa complétude son environnement graphique et ses couleurs.
Les extraits du roman mélangés aux propos de l'auteur Thierry Murat sont bien choisis, courts, denses, illustration de dessin plutôt que le contraire.
Un tueur arrive, tue les parents de l'enfant, dans cette cahute du bout du monde.
Le tueur, parce qu'il n'a jamais tué d'enfant(?) le laisse en vie.
Débute alors une cohabitation faite de quotidien partagé loin de tout, jusqu'à l'arrivée d'un faux poète, voyageur improbable échoué avant d'être parti et rival du tueur dans le cœur de l'enfant, jusqu'à l'épisode de la ville et la trahison qui fait émerger ce qui les lie.
Un chemin pour grandir pour cet enfant, pour apprendre la mort, la confiance, étapes traduites par le dessin, par exemple les nuages, comme un leitmotiv coloré au gré des humeurs et des événements traversés.
Un récit fort qu'intensifie encore l'univers graphique de Thierry Murat qui a su transcrire l'aridité des sites et la complexité des sentiments qui remuent les personnages.
Un voyage au cœur de l'humain par petites touches colorés, sans parti pris, comme un spectateur attentif, ni juge, ni indifférent, un beau travail d'illustration et d'appropriation.
En bref
8
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