Cela commence comme un roman chic, un couple bobo se prélassant au bord d‘une piscine sur un dessin sensuel à peine pâli, comme un univers hésitant entre « La piscine » et David Hamilton.
Cela se poursuit par l’histoire d’une enfant devenue jeune fille. Rien de vraiment tragique ni exceptionnel dans cette vie, mais la façon de l’héroïne de ressentir chaque évènement, à fleur de peau, en fait le préambule à une tragédie.
Le dessin varie un peu ensuite, plus représentatif d’une éducation anglaise, avec des intérieurs feutrés et un manque volontaire de lumière dans le choix des couleurs.
Enfin, le bonheur et le malheur s’accélèrent, avec des visages et des décors plus lissés.
L’ambiance est donc évolutive et ambivalente, entre roman érotique, à la Manara, et introspection d’une jeune femme trop émotive, en quête d’absolu dans l’amour et forcément déçue.
Bien illustré, avec une candeur et une beauté conservée quelles que soient les scènes, l’ouvrage propose une vision aussi sensible que charnelle.
Il propose une suite de scènes non consécutives chronologiquement, pour que le lecteur reconstruise lui-même les causes premières et leurs conséquences.
Malgré quelques transitions abruptes, le scénario réussit cela plutôt bien.
Ouvrage pour adultes à découvrir donc.
En bref
6
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0




Laissez un commentaire
Commentaires (0)