En bref : évocation poétique d’une période trouble
Ce deuxième tome d’un diptyque en tous points admirable, hésite entre rêves et renoncements.
Secoués par la déclamation du Pater Noster de Prévert, le récit de guerre ne laisse aucun des personnages en paix.
Le commissaire s’éloigne à jamais de la petite reine, du fait des compromissions de la guerre et de l’inhumaine lâcheté du veld ’hiv.
La mère de Clouzeau, poussée par la honte et le désespoir se résout à un acte d’amour final.
Couzeau lui-même, perdu, blessé d’une rebuffade à son amour offert, s’enfonce dans la facilité, aigri, avant de rêver les yeux ouverts.
Le dessin poétique est fait des fêlures des visages aux traits comme fondus par les douleurs endurées, d’aplats de couleur qui sautent au visage, de hachures de pluie qui cachent mal la honte des renoncements.
Des couleurs et des personnages du quotidien mis en regard de situations terribles, de l’occupation et de la déportation.
En parallèle, il y a ces poèmes, ces bravades aux bombes, à l’ordre et au temps.
Un univers de fantaisie tragique qu’il fait bon visiter pour se remettre en quête de son île, qui existe… inévitablement.
En bref
8
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0









Laissez un commentaire
Commentaires (0)