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Critique de Batman - Amère Victoire

par Perlimpinpin le jeu. 28 mars 2013 Staff

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Le duo gagnant, Jeph Loeb, au scénario, et Tim Sale, au dessin, est de retour !

L’histoire : Un nouveau tueur en série sévit à Gotham City en s’attaquant cette fois aux flics de la ville. Il tue ses victimes par pendaison et laisse près d’elles un message basé sur le jeu du pendu. Alors que l’enquête de Batman et Gordon avance, il semble de plus en plus que cette affaire soit liée à celle de Holiday, le tueur qui s’était attaqué à la mafia de Gotham durant l’année précédente.

“Batman, Amère Victoire” (B-AV) - “Dark Victory” de l’autre côté de l’Atlantique - reprend l’histoire de “Batman, Un long Halloween” (B-LH) là où nous l’avions laissée. Mais si tout semblait enfin résolu, les problèmes, les doutes et les bagarres vont très vite être de retour. En quelques pages seulement, Batman se retrouve dans les ennuis jusqu’au cou ! Fort heureusement, il ne sera pas seul. Gordon va remonter une équipe d’homme digne de confiance. Mais surtout, le Chevalier Noir va bientôt pouvoir compter sur l’aide d’un nouvel allié, Robin !

La trame de fond de B-AV, comme l’opus précédent, est basée sur la psychologie de Batman. Ce dernier est toujours tiraillé entre l’ombre et la lumière, qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal ? Avec cette fois en plus les profonds regrets de Batman de ne pas avoir pu empêcher la chute de son ami, Harvey Dent.
Mais alors que Bruce Wayne est presque au fond du gouffre, il entrevoit une lueur. Dick Grayson, un jeune garçon acrobate travaillant dans un cirque, vient de voir ses parents mourir sous ses yeux, assassinés. Bruce va le prendre sous son aile et se donne pour mission de le protéger, de l’empêcher de sombrer dans le côté obscur comme a pu le faire Dent.
Le nouvel allié arrive très tard dans l’histoire, quasiment dans les dernières pages, ce qui pourrait être reproché aux auteurs. Mais il faut ne pas perdre de vue que l’histoire est centrée sur la psychologie du Chevalier Noir. Robin est la chance rédemption de Batman après son échec à sauver Dent. C’est pourquoi le jeune garçon arrive donc en conclusion.

Les auteurs ont repris ici les éléments qui ont fait la force de leurs histoires précédentes pour continuer à les développer. Malheureusement, Tim Sale et Jeph Loeb n’ont pas su suffisamment différencier B-AV de son prédécesseur. Tout est parfaitement identique : même type d’histoire, même ambiance, même coup de crayon, même palette de couleur. L’effet de surprise étant passé, B-AV peut paraître un peu fade après B-LH dont la lecture est obligatoire pour bien comprendre l’histoire.

B-AV reste malgré tout un excellent moment de lecture, certainement l’un des meilleurs de l’univers Batman [Là tu t’engages, je ne mettrai pas ça personnellement]. Le dessin de Tim Sale est toujours aussi beau et profond. Le scénario de Jeph Loeb est complexe mais toujours bien construit, jamais compliqué. D’ailleurs, quelle maîtrise dans l’enchevêtrement des personnages ! Car loin de surcharger l’histoire, ils viennent chacun apporter leur pierre à l’édifice.


En conclusion, nous avons là un excellent comic-book, une histoire complexe et passionnante, un dessin stylisé qui colle parfaitement à l’histoire. Indispensable à ceux qui possèdent déjà “Un long Halloween” dont “Amère victoire” vient compléter l’histoire ! Et pour les autres, allez d’abord faire un tour du côté de l’œuvre précédente et incontournable de Joseph Loeb et Tim Sale.


En bref

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