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Critique de La Splendeur du Pingouin

par Blackiruah le dim. 18 août 2013 Staff

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Le pingouin, ou de son vrai nom Oswald Cobblepot, est un vilain majeur de l’univers de Batman. Ce dernier, connu du grand public grâce au film « Batman : Le Défi » de Tim Burton, est l’une des grandes figures de la mafia des bas-fonds de Gotham. Réduit au rôle d’informateur de Batman ces dernières années, il était difficile de se mettre sous la dent une bonne histoire qui concernait l’héritier des Cobblepot jusqu’à l’arrivée de cette mini-série : « La splendeur du pingouin » qui ne fait pas que relater quelques méfaits de l’intéressé.

Le pingouin est un homme respecté et craint au sein de la pègre de Gotham. Mais alors que tout le monde se tient éloigné de lui, il va rencontrer une jeune et belle femme… aveugle. Commencera une idylle particulière entre les deux, même si Oswald Cobblepot continuera ses activités illégales.

Il faut dire que le pingouin était un peu ridicule lors de ses apparitions récentes dans les histoires de Batman. Mais cette mini-série m’a tout de suite rappelé pourquoi ce personnage est si craint. « La splendeur du pingouin » qui est bien évidemment centré sur le vilain présente plusieurs aspects de sa psychologie pour le moins complexe.
Tout d’abord, Gregg Hurwitz montre le mal-être du personnage sur son aspect physique. Ce malaise va entrainer bon nombres de conséquence : il ne va tolérer aucune moquerie sur son physique ni un quelconque manque de respect même minime, sa vengeance sera d’une cruauté sans égale et elles sont vraiment particulières où le pingouin va se retrouver face à face à la victime et va lui décrire pas à pas comment il décime sa famille à distance de manière froide et sans pitié. C’est un vrai moment qui reflète parfaitement l’essence même du personnage au point de m’avoir donné des frissons tant la pression est intense durant cet instant. Juste magique.
Mais l’homme n’est pas dépourvu de bonnes intentions car derrière ce mal-être, se cache une personne touchante qui souhaite aimer et prendre soin des gens qu’il apprécie. Sa relation avec sa mère et sa petite amie déficiente démontre une nature aimante et attentionnée mais ses vices seront toujours dans les parages.
Bien évidemment, la chauve-souris est présente dans cette histoire mais elle est très loin d’être l’héroïne dans ce volume et c’est tant mieux.

L’artiste Szymon Kudranski réussit lui aussi à rendre l’histoire terriblement glauque que ça soit à travers son graphisme très noir et froid, parvenant à dessiner un pingouin grotesque qui permet de bien cerner son handicape mais aussi aux découpages astucieux avec des cadres rouges sang qui amplifient les passages tendus surtout lors des scènes de règlement de compte qui nous mettent mal à l’aise.

Editorialement, Urban a ajouté un épisode de « Joker’s Asylum » qui conte une autre histoire du pingouin qui se déroule sur les mêmes rouages et toute aussi réussie ! Excellente idée.

En somme, vous voulez découvrir (ou redécouvrir) l’essence même du vilain surnommé Pingouin, alors lisez la « splendeur du pingouin », vous allez vite comprendre pourquoi ce personnage est craint de tous mais aussi découvrir une part attachante de ce dernier. Un agréable moment de lecture où tendresse rime avec cruauté et respect avec Cobblepot.

En bref

Le pingouin, ou de son vrai nom Oswald Cobblepot, est un vilain majeur de l’univers de Batman. Ce dernier, connu du grand public grâce au film « Batman : Le Défi » de Tim Burton, est l’une des grandes figures de la mafia des bas-fonds de Gotham. Réduit au rôle d’informateur de Batman ces dernières années, il était difficile de se mettre sous la dent une bonne histoire qui concernait l’héritier des Cobblepot jusqu’à l’arrivée de cette mini-série : « La splendeur du pingouin » qui ne fait pas que relater quelques méfaits de l’intéressé. Le pingouin est un homme respecté et craint au sein de la pègre de Gotham. Mais alors que tout le monde se tient éloigné de lui, il va rencontrer une jeune et belle femme… aveugle. Commencera une idylle particulière entre les deux, même si Oswald Cobblepot continuera ses activités illégales. Il faut dire que le pingouin était un peu ridicule lors de ses apparitions récentes dans les histoires de Batman. Mais cette mini-série m’a tout de suite rappelé pourquoi ce personnage est si craint. « La splendeur du pingouin » qui est bien évidemment centré sur le vilain présente plusieurs aspects de sa psychologie pour le moins complexe. Tout d’abord, Gregg Hurwitz montre le mal-être du personnage sur son aspect physique. Ce malaise va entrainer bon nombres de conséquence : il ne va tolérer aucune moquerie sur son physique ni un quelconque manque de respect même minime, sa vengeance sera d’une cruauté sans égale et elles sont vraiment particulières où le pingouin va se retrouver face à face à la victime et va lui décrire pas à pas comment il décime sa famille à distance de manière froide et sans pitié. C’est un vrai moment qui reflète parfaitement l’essence même du personnage au point de m’avoir donné des frissons tant la pression est intense durant cet instant. Juste magique. Mais l’homme n’est pas dépourvu de bonnes intentions car derrière ce mal-être, se cache une personne touchante qui souhaite aimer et prendre soin des gens qu’il apprécie. Sa relation avec sa mère et sa petite amie déficiente démontre une nature aimante et attentionnée mais ses vices seront toujours dans les parages. Bien évidemment, la chauve-souris est présente dans cette histoire mais elle est très loin d’être l’héroïne dans ce volume et c’est tant mieux. L’artiste Szymon Kudranski réussit lui aussi à rendre l’histoire terriblement glauque que ça soit à travers son graphisme très noir et froid, parvenant à dessiner un pingouin grotesque qui permet de bien cerner son handicape mais aussi aux découpages astucieux avec des cadres rouges sang qui amplifient les passages tendus surtout lors des scènes de règlement de compte qui nous mettent mal à l’aise. Editorialement, Urban a ajouté un épisode de « Joker’s Asylum » qui conte une autre histoire du pingouin qui se déroule sur les mêmes rouages et toute aussi réussie ! Excellente idée. En somme, vous voulez découvrir (ou redécouvrir) l’essence même du vilain surnommé Pingouin, alors lisez la « splendeur du pingouin », vous allez vite comprendre pourquoi ce personnage est craint de tous mais aussi découvrir une part attachante de ce dernier. Un agréable moment de lecture où tendresse rime avec cruauté et respect avec Cobblepot.

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