5

Critique de Django Unchained

par Blackiruah le mar. 11 févr. 2014 Staff

Rédiger une critique
L’année 2013 a vu arriver un film qui a fait sensation au cinéma : « Django ». Réalisé et scénarisé par Quentin Tarantino, il narre l’histoire de Django un esclave noir qui va être formé par un chasseur de prime qui lui permettra de pouvoir chercher sa femme restée captive.

Ce film que j’ai énormément aimé traite de manière caricaturale, tout en faisant hommage aux films de western, le sujet de l’esclavagisme à la sauce Tarantino, c’est-à-dire bourré d’action exacerbée mais terriblement jouissif. Avec la sortie du film, le réalisateur a sorti une version comics de son récit qui permettait de proposer l’intégralité de son script sans scène coupée.
C’est la compilation de tous les épisodes que nous édite Urban Comics en ce début d’année.

L’album ne propose pas un récit inédit, on relit l’histoire du film sans réel changement. On y suit donc Django avec les mêmes phases de l’œuvre à l’exception d’une partie supplémentaire qui aborde toutes les péripéties de Broomhilda. Elle se révèle d’ailleurs intéressante et dans le ton du film.
Pour ceux qui n’ont pas vu le film, ils découvriront donc un scénario très plaisant mixant humour et action sur fond de western et esclavagisme mais abordé de manière satyrique. Toutefois, pour ceux qui ont vu le film, le récit n’apportera pas grand-chose de plus si ce n’est le récit de la femme de Django qui ne suffit pas à oublier que ce scénario ne révèle pas tout son potentiel sur papier tant le jeu des acteurs, la bande son sont excellents au cinéma.

Ce sentiment provient aussi à cause de trop nombreux dessinateurs qui empêchent d’avoir une vraie unité graphique. Même si R.M. Guéra livre des planches très intéressantes où ressortent bien le charisme des personnages et l’ambiance western. A l’opposé, Danijel Zezelj a réalisé des planches très floues manquant de précision au point de gâcher ma lecture sur tout un chapitre, d’autant plus qu’il concerne une phase très intéressante de l’histoire (la partie Candyland). Une vraie déception pour ma part : j’aurais tant voulu lire un récit uniquement dessiné par un unique artiste.

Au niveau de l’édition, on fait face à un album cartonné grand format de bonne facture dans la lignée des précédents produits d’Urban avec en bonus des couvertures de la série et un carnet de croquis appréciable.

« Django », le comic-book, raconte donc la même histoire que le film avec un supplément qui complète la zone d’ombre autour de la femme de Django. Si vous ne connaissez pas le film de Quentin Tarantino, vous pouvez vous jeter dessus où vous découvrirez un très bon western spaghetti tout droit sorti de la culture blaxploitation abordant l’esclavagisme avec un humour noir efficace. Par contre, dans le cas contraire, l’œuvre ne vous apportera pas grand-chose, d’autant plus que la partie graphique n’est pas suffisamment belle pour faire oublier le film. C’est donc plutôt destiné aux collectionneurs qui découvriront, d’après l’auteur, intégralement le script original.

En bref

5
Blackiruah Suivre Blackiruah Toutes ses critiques (478)
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0 Commenter !
Boutique en ligne
22,50€
Boutique en ligne
22,50€
Boutique en ligne
22,50€
Laissez un commentaire