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Critique de Gotham Central #1

par Blackiruah le sam. 3 mai 2014 Staff

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Voilà, je me pose sur le canapé, tamise légèrement ma lampe de salon et mets un bon petit jazz blues pour me mettre dans l’ambiance. Et le son des trompettes de Miles Davis est parfait pour se délecter de ce premier Gotham Central.

Cette série transpire par tous les pores le bon polar intrusif où les caractères des policiers portent le récit à travers les différentes enquêtes. « Policiers », ai-je dit ? Gotham Central n’est pas un comic book parmi tant d’autres où nous suivons Batman pourchasser des vilains. Ed Brubaker et Greg Rucka nous proposent plutôt de découvrir les déboires de la police de Gotham. La narration est proche d’un « New York Unité Spéciale » où, tout en suivant une enquête, nous percevons les sentiments et le quotidien des enquêteurs de cette ville dure à vivre.

Le moins que nous puissions dire est qu’il s’agit vraiment d’un métier extrême à Gotham car non seulement les agents de l’ordre doivent affronter des cas assez classiques mais ils se retrouvent aussi confrontés aux super vilains, fous à lier, que la ville abrite. Dans ce premier volume, on perçoit parfaitement la crainte et les conséquences que Freeze ou autres consorts peuvent entrainer sur les services de l’ordre vu qu’ils peuvent tuer très facilement chacun d’entre eux. Mais là où c’est incroyable, c’est leurs sentiments vis-à-vis du Batman. En fait, le justicier n’est pas leur allié mais est plutôt considéré comme un concurrent qui a tendance à les rendre inutiles. Ainsi, on ressent une énorme frustration vis-à-vis du justicier qui est parfaitement illustré par les scénaristes à cause de l’aspect Deus Ex Machina entrainé par l’arrivée de la chauve-souris. J’ai d’ailleurs moi-même partagé ce sentiment lors de ces apparitions : épatant. Les récits sont aussi passionnants car ils révèlent des aspects importants de certains personnages phares de la série, notamment de l’agent Renee Montoya.

Graphiquement, Michael Lark fait un travail dantesque. Son style soigné et minimaliste sur les détails permettent à ses planches de dégager un aspect de récit policier sans équivoque. L’encrage de l’auteur apporte beaucoup de noirceur et les couleurs utilisées font également honneur au travail du dessinateur. Il est clair que Michael Lark se sent comme un poisson dans l’eau avec Ed Brubaker et Greg Rucka.

Niveau édition, il est bien évidemment dans la lignée de ce que fait l’éditeur. Mais j’ai un reproche à faire sur le choix de la couverture qui gâche certains effets de surprise… Dommage, sans ce détail, l’album aurait été parfait.

En somme, Gotham Central est à mes yeux un incontournable de l’univers de Batman. Il permet de saisir l’envers du décor, de découvrir d’autres conséquences de l’emprise de la chauve-souris à travers des polars inspirés à la fois scénaristiquement et visuellement, un must have ! En plus si ça s’accorde avec Miles Davis, ça ne peut qu’être excellent…

En bref

Voilà, je me pose sur le canapé, tamise légèrement ma lampe de salon et mets un bon petit jazz blues pour me mettre dans l’ambiance. Et le son des trompettes de Miles Davis est parfait pour se délecter de ce premier Gotham Central. Cette série transpire par tous les pores le bon polar intrusif où les caractères des policiers portent le récit à travers les différentes enquêtes. « Policiers », ai-je dit ? Gotham Central n’est pas un comic book parmi tant d’autres où nous suivons Batman pourchasser des vilains. Ed Brubaker et Greg Rucka nous proposent plutôt de découvrir les déboires de la police de Gotham. La narration est proche d’un « New York Unité Spéciale » où, tout en suivant une enquête, nous percevons les sentiments et le quotidien des enquêteurs de cette ville dure à vivre. Le moins que nous puissions dire est qu’il s’agit vraiment d’un métier extrême à Gotham car non seulement les agents de l’ordre doivent affronter des cas assez classiques mais ils se retrouvent aussi confrontés aux super vilains, fous à lier, que la ville abrite. Dans ce premier volume, on perçoit parfaitement la crainte et les conséquences que Freeze ou autres consorts peuvent entrainer sur les services de l’ordre vu qu’ils peuvent tuer très facilement chacun d’entre eux. Mais là où c’est incroyable, c’est leurs sentiments vis-à-vis du Batman. En fait, le justicier n’est pas leur allié mais est plutôt considéré comme un concurrent qui a tendance à les rendre inutiles. Ainsi, on ressent une énorme frustration vis-à-vis du justicier qui est parfaitement illustré par les scénaristes à cause de l’aspect Deus Ex Machina entrainé par l’arrivée de la chauve-souris. J’ai d’ailleurs moi-même partagé ce sentiment lors de ces apparitions : épatant. Les récits sont aussi passionnants car ils révèlent des aspects importants de certains personnages phares de la série, notamment de l’agent Renee Montoya. Graphiquement, Michael Lark fait un travail dantesque. Son style soigné et minimaliste sur les détails permettent à ses planches de dégager un aspect de récit policier sans équivoque. L’encrage de l’auteur apporte beaucoup de noirceur et les couleurs utilisées font également honneur au travail du dessinateur. Il est clair que Michael Lark se sent comme un poisson dans l’eau avec Ed Brubaker et Greg Rucka. Niveau édition, il est bien évidemment dans la lignée de ce que fait l’éditeur. Mais j’ai un reproche à faire sur le choix de la couverture qui gâche certains effets de surprise… Dommage, sans ce détail, l’album aurait été parfait. En somme, Gotham Central est à mes yeux un incontournable de l’univers de Batman. Il permet de saisir l’envers du décor, de découvrir d’autres conséquences de l’emprise de la chauve-souris à travers des polars inspirés à la fois scénaristiquement et visuellement, un must have ! En plus si ça s’accorde avec Miles Davis, ça ne peut qu’être excellent…

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