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Critique de Transmetropolitan #2

par Blackiruah le mar. 19 août 2014 Staff

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Seconde année au sein de cette giga métropole futuriste auprès de notre cher ami Spider Jerusalem, nous allons découvrir, dans ce volume, une chose essentielle à une société : l’élection présidentielle.

A travers cette épopée, Warren Ellis va clairement dénoncer la société américaine et l’ensemble des acteurs et manœuvres politiques permettant d’accéder au graal. Et faut dire que le scénariste ne lésine pas sur les moyens à travers le suivi de campagne par Spider Jérusalem.

Ainsi, la lutte politique entre le Sourire (homme politique qui a un sourire figé sur le visage) et la Bête (le précédent président vu dans le premier volume) fait rage mais notre journaliste s’immiscera dans cette lutte pour mettre le doigt où ça fait mal et jouera un rôle prédominant dans cette lutte qui vous réservera son lot de surprises pour nous, lecteur, mais aussi pour Spider Jerusalem.

Deux points très intéressants sont à noter dans ce volume :
D’une part, Warren Eliis critique durement les élections modernes présidentielles américaines, notamment sur l’importance des médias qui joue un rôle central de nos jours mais aussi de l’égoïsme de ces politiques prêts à tout pour atteindre les sommets. Cela dit, ce discours est nuancé de gris grâce à une discussion entre Spider et la bête, loin d’être idiote.
D’autre part, l’auteur poursuit sa présentation de cette société du futur en se focalisant sur la pauvreté, le comportement de ce peuple et de la place de son héros au milieu de ces derniers (avec un passage vraiment mythique).
Ceci n’empêchera pas Spider Jerusalem de rester cette personne exécrable mais aussi attachante. D’ailleurs, tout le rythme de cette série repose sur les sautes d’humeur du journaliste qui est vraiment infernal et, pour le coup, livre des répliques cinglantes, passionnées et surtout passionnantes !

Côté dessin, c’est sur la lignée du précédent volume, j’adore le travail de Darick Robertson qui fourmille de détails et donne vie à toutes ses scènes grâce à des backgrounds réussis tout autant réussis que ses premiers plans.

Vous aimez la SF ? La politique ? Ce second volume est un vrai chef d’œuvre qui se lira d’une traite. Pour les autres, cette plongée dans cet univers qui n’est qu’un miroir futuriste de notre société est réellement prenante. La vision de l’auteur de cette dérive semble totalement plausible accentuant la curiosité de découvrir cette société surtout avec un guide comme Spider Jerusalem. L’ennui est impossible avec un tel salop… Et la suite risque d’être d’autant passionnante vu la tournure qu’ont pris les évènements… Pitié, Urban, publiez vite la suite !

En bref

Seconde année au sein de cette giga métropole futuriste auprès de notre cher ami Spider Jerusalem, nous allons découvrir, dans ce volume, une chose essentielle à une société : l’élection présidentielle. A travers cette épopée, Warren Ellis va clairement dénoncer la société américaine et l’ensemble des acteurs et manœuvres politiques permettant d’accéder au graal. Et faut dire que le scénariste ne lésine pas sur les moyens à travers le suivi de campagne par Spider Jérusalem. Ainsi, la lutte politique entre le Sourire (homme politique qui a un sourire figé sur le visage) et la Bête (le précédent président vu dans le premier volume) fait rage mais notre journaliste s’immiscera dans cette lutte pour mettre le doigt où ça fait mal et jouera un rôle prédominant dans cette lutte qui vous réservera son lot de surprises pour nous, lecteur, mais aussi pour Spider Jerusalem. Deux points très intéressants sont à noter dans ce volume : D’une part, Warren Eliis critique durement les élections modernes présidentielles américaines, notamment sur l’importance des médias qui joue un rôle central de nos jours mais aussi de l’égoïsme de ces politiques prêts à tout pour atteindre les sommets. Cela dit, ce discours est nuancé de gris grâce à une discussion entre Spider et la bête, loin d’être idiote. D’autre part, l’auteur poursuit sa présentation de cette société du futur en se focalisant sur la pauvreté, le comportement de ce peuple et de la place de son héros au milieu de ces derniers (avec un passage vraiment mythique). Ceci n’empêchera pas Spider Jerusalem de rester cette personne exécrable mais aussi attachante. D’ailleurs, tout le rythme de cette série repose sur les sautes d’humeur du journaliste qui est vraiment infernal et, pour le coup, livre des répliques cinglantes, passionnées et surtout passionnantes ! Côté dessin, c’est sur la lignée du précédent volume, j’adore le travail de Darick Robertson qui fourmille de détails et donne vie à toutes ses scènes grâce à des backgrounds réussis tout autant réussis que ses premiers plans. Vous aimez la SF ? La politique ? Ce second volume est un vrai chef d’œuvre qui se lira d’une traite. Pour les autres, cette plongée dans cet univers qui n’est qu’un miroir futuriste de notre société est réellement prenante. La vision de l’auteur de cette dérive semble totalement plausible accentuant la curiosité de découvrir cette société surtout avec un guide comme Spider Jerusalem. L’ennui est impossible avec un tel salop… Et la suite risque d’être d’autant passionnante vu la tournure qu’ont pris les évènements… Pitié, Urban, publiez vite la suite !

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