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Critique de Ultimate Spider-Man #8

par Blackiruah le mer. 27 août 2014 Staff

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Une chose est sûre : pas facile de s’appeler Peter Parker, surtout dans l’univers Ultimate. Le pauvre héros a, depuis le début, vu la mort dans son entourage (Gwen et son père), mis en danger son entourage (tante May, son lycée et Mary-Jane) et un de ses meilleurs amis est devenu un ennemi majeur étant donné qu’Harry Osborne a les mêmes symptômes que son père. D’ailleurs, ce dernier a même failli tuer Mary-Jane alors que la petite amie de Spider-Man était avertie de ne pas s’approcher de l’énergumène. Ainsi, Peter prit une décision claire, il quitta la jolie rousse pour l’éloigner du danger.

Le huitième volume part sur cette base avec un thème phare. Quand on est un super-héros et qu’on souhaite avoir une petite-amie, n’est-ce pas mieux d’avoir une copine super-héroïne ? A travers un premier annual, Peter va rencontrer Kitty, la Shadowcat des Ultimate X-Men, et s’embarquer dans une nouvelle relation amoureuse loin d’être de tout repos.

Outre cette première partie, nous découvrons donc 3 autres histoires qui vont encore impacter la vie de Peter. La première permet de découvrir la version Ulltimate de Silver Sable qui traque Spider-Man pour le compte d’une mystérieuse personne, ce qui révèlera un point stratégique du héros aux yeux de tous, puis Deadpool fera son apparition pour une rixe contre Peter en team-up avec les X-Men montrant tout l’intérêt d’avoir une chérie à pouvoir mais aussi les soucis qu’elle peut attirer. Et enfin, un retour des marvel knights, à travers un annual, bouscule un poil le statut quo vis-à-vis du Kingpin.

Contrairement aux précédents arcs, ce nouveau volume est nettement moins ambitieux et sert plus de transition pour installer solidement Peter dans une nouvelle relation qui va étendre l’univers de l’araignée sur d’autres franchises (surtout les X-Men). On pourrait s’attendre à une lecture ennuyeuse mais le scénariste parvient à retenir notre attention sur la majorité des histoires, notamment grâce aux dialogues et à l’attitude du héros qui, en toute situation, place ses vannes (parfois) bien senties. Ce qui m’a toujours plu avec cet auteur, c’est le rythme qu’il instaure avec les conversations. L’utilisation abondante de bref répliques apporte de la fluidité aux scènes les rendant plus vivantes et permettant aussi d’alléger de lourds monologues.
Néanmoins, le récit axé autour de Deadpool montre le point faible de l’auteur puisque lorsqu’il veut changer de style de narration, le récit devient lourd et trop dense. Un manque de maitrise qui rend la lecture par moment très difficile, dommage puisque sans cet élément l’arc aurait été excellent.
Donc si on a apprécié les 7 volumes précédents, on appréciera ce huitième tome plein d’action même si il n’arrive rien de dingues à notre cher Peter.

Au dessin, on est dans la continuité des précédents puisque c’est toujours le fidèle Mark Barkley qui officie sauf sur les annuals où Mark Brooks prend le relai dans le même style. Efficace, dynamique et l’unité graphique est toujours là. C’est indéniablement un des points forts de la série. J’ai par contre trouvé le design de Deadpool particulièrement raté, il aurait été préférable de garder celui de base plutôt que de le revisiter.

Ultimate Spider-man poursuit son petit bonhomme de chemin. Brian M. Bendis installe une nouvelle situation amoureuse pour Spider-Man et démontre les avantages et soucis qu’apporte cette relation. La dernière histoire risque de ramener un nouvel ennemi majeur pour Peter. Vivement la suite !

En bref

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