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Critique de Justice League #6

par Blackiruah le jeu. 27 nov. 2014 Staff

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Enfin, il est là ! Voici qu’arrive en librairie le premier vrai évènement de l’univers new52 qui touche tout l’univers DC : Forever Evil.

Durant la guerre des Ligues de Justice (trinity war), une ombre planait derrière le conflit. La fin fut catastrophique puisque un nouveau groupe de super-vilains finit par faire disparaitre Superman et consorts pour pouvoir prendre le pouvoir de la planète. Nouveau ? Pas totalement, puisqu’il s’agit du Syndicat du Crime où chaque vilain est la version mauvaise des héros de la Ligue de Justice. Comment va réagir la Terre dénuée de ses plus grands héros ? La réponse va venir du côté des…. Super-vilains !

Après la lecture de Trinity war, je m’attendais à un évènement spectaculaire pleins de combats à toutes les pages, mais Geoff Johns en a décidé autrement. Cette 1ère partie de Forever Evil (le règne du mal en français) se révèle très intimiste. L’auteur prend son temps pour nous présenter les nouveaux intervenants permettant de saisir leurs forces, faiblesses et surtout les divers enjeux de ce nouveau statut quo. On découvre un Ultraman (opposé de Superman) monarque intolérant à la faiblesse mais qui craint le soleil et consomme de la kryptonite pour nourrir ses pouvoirs. Owlman (l’anti-Batman) ne fait uniquement confiance à « son » Alfred et à « son » Dick Grayson, élément qui sera surement clé dans ce crossover.
La petite surprise du chef est le héros principal : Lex Luthor. Bien qu’il reste malveillant, Geoff Johns va apporter son lot de nuances aux personnages, en faisant du personnage l’homme qui va s’ériger contre le syndicat du crime en l’absence des plus grands super-héros. Ce premier volume se construit donc lentement mais la découverte de tous ces méchants (car Lex rassemblera d’autres vilains intéressants) rend cette première partie intéressante.

Sauf que l’aspect graphique est vraiment inégal… Pourtant c’est David Finch au crayon qui nous a habitués à de belles planches travaillées qui sentent bon la testostérone avec son style musculeux. Mais ses dessins, sur cet évènement, sont très inégaux. Parfois l’artiste livre de belles planches mais d’autres paraissent bâclées… Les visages sont parfois ratés et les proportions ne sont pas respectées (notamment une page qui sert de cliffhanger où Lex Luthor parait malade…). Avec un peu plus de constance, ce volume serait incontestablement un coup de cœur…

Justice League est véritablement la série mère de l’univers DC. Quand on y regarde de plus près, cette série permet d’introduire de nombreux aspects de l’univers aux nouveaux lecteurs : le 1er tome présente les grands héros, le deuxième leurs faiblesses, le troisième amène l’univers aquatique, le quatrième la contre-force et le cinquième aborde tout l’univers magique de DC. Ce dernier volume fait la part belle aux super-vilains à travers cette première partie d’un évènement ambitieux. Prenant et bien construit, ce récit est idéal pour les nouveaux lecteurs qui cherchent, comme moi, à toujours plus découvrir l’univers de DC grâce aux new 52. Pour les autres, le récit reste incontournable tant l’évènement impacte tout l’univers même s’il risque de perdre du charme lorsque l’on connait mieux ces vilains si charismatiques.

En bref

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