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Critique de Deadly Class #1

par Blackiruah le jeu. 29 oct. 2015 Staff

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Deadly class est une série qui m’intriguait par son pitch : Marcus Lopez, un jeune SDF dans les rues de San Francisco, se retrouve recruté par la mystérieuse académie Kings Dominion, école qui enseigne l’art d’assassiner. Ainsi, notre héros va pouvoir se lancer dans sa quête de revanche contre… Ronald Reagan (le président américain à cette époque).

Le synopsis me semblait être une promesse de faire un comic-book sur la mouvance des shonens classiques. Or, le scénariste n’est autre que Rick Remender (Uncanny X-force, Black Science, Fear Agent, etc.) connu pour ses ambiances lourdes rarement heureuses. Paradoxale comme situation…

Sans grande surprise, l’ambiance de cette série est bien pesante mais elle s’avère originale grâce à l’ancrage des années 80 qui apporte une touche rétro bien aidée par les couleurs vives omniprésentes.
Ici, point de fantastique ni d’aventure épique qui rappellerait les mangas de notre enfance, « Deadly class » traite de l’intégration (délicate) d’un individu dans un nouvel environnement. Le contexte est particulier (des jeunes assassins) et le héros l’est tout autant. Touchant par sa situation, mais doué d’une réflexion particulière et pessimiste, Marcus va découvrir des fortes personnalités qui ne seront pas toutes amicales avec lui. Mais il parviendra à s’intégrer dans ce groupe qui l’embarquera dans une échappée particulièrement dangereuse.
J’ai vraiment apprécié cette lecture. D’une part, les personnages sont tous bien écrits et se révèlent intéressants sur bien des aspects, d’autre part, le sujet de l’intégration est soigné et intéressant même si je reste un peu déçu de retrouver le même ton lourd commun à toutes les œuvres de Rick Remender.

Par contre, graphiquement, j’ai pris une vraie claque. Wes Craig, que je découvre, semble être l’artiste idéal pour une telle œuvre. Les designs légèrement des héros frêles et légèrement longilignes amènent une certaine fragilité. Mais surtout ses compositions de pages sont inspirées et transmettent efficacement les sentiments des protagonistes : enchainements rapides dans les courses poursuites avec des orientations de cases qui suivent l’action, des découpages pleines d’hallucinations rappelant Las Vegas parano. Bref, c’est plein d’idées narratives et ça fait mouche à chaque fois.

L’album est de bonne facture comme tous les Urban Indies mais il bénéficie de témoignages de Rick Remender qui sont essentiels pour bien saisir « Deadly Class » ainsi que quelques illustrations (croquis et covers) en fin de volume : un sans-faute à ce niveau.

Au final, ce premier volume m’a charmé mais pas entièrement convaincu. Le récit est intéressant sur bien des aspects. Il traite du sujet de l’intégration de bien belle manière et la violence régulièrement présente permet au lecteur de ne pas lâcher prise. Illustré magnifiquement par Wes Craig, Deadly Class est un bon titre qui plaira à tout adorateur de Rick Remender et à ceux qui ne le connaissent pas. Par contre, les lecteurs qui commencent à souper de son style un brin dépressif, attendez peut-être notre avis sur le second volume si vous souhaitez lire quelque chose de différents.

En bref

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