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Critique de Marvel Universe #2

par Le Doc le lun. 25 avril 2016 Staff

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Avant que Stan Lee et Jack Kirby ne révolutionne le genre super-héroïque avec la création des 4 Fantastiques en 1961, l'éditeur Marvel avait publié (sous ce nom et sous sa précédente appellation Atlas Comis) ce qui semblait être une suite sans fin de comics peuplés de monstres de séries B aux noms aussi incroyables que Gruto, Fin Fang Foom, Gargantus, Bruttu, Grogg, Goom, Goo-gam, Moomba, Orrgo, Shagg (Yeah, Baby ! Yeah !!), the Hulk (et pas celui que vous croyez), Spragg...et j'en passe et des meilleurs. La plupart ont été oubliés, d'autres ont combattu des super-héros...et un seul est devenu star de cinéma !

Groot est apparu pour la première fois dans "Tales to Astonish 13" en 1960. Monarque auto-proclamé de la Planète X, cette créature extra-terrestre végétale, ou "colosse floral", y capturait des humains pour les étudier et les ramener sur son monde. Il fut alors vaincu par des scientifiques en à peine quelques pages (la routine pour l'époque) et ne fit qu'une poignée d'apparitions les années qui suivirent avant que Keith Giffen ne se rappelle de lui et le réintroduise dans l'univers Marvel d'abord dans la mini-série inédite "Nick Fury's Howling Commandos" puis dans l'événement cosmique "Annihilation : Conquest" où Groot fit pour la première fois équipe avec Rocket Racoon. Le duo Dan Abnett et Andy Lanning se chargèrent ensuite de développer le personnage et son histoire, puisqu'il devenait évident qu'il n'était pas le Groot venu sur Terre dans les années 60 pour s'en prendre à ses habitants. Des premiers indices furent donnés dans la mini-série "Rocket Racoon et Groot" publiée en complément des aventures des Annihilators. Dans la mini-série que Panini nous propose dans le second numéro de la énième mouture de la revue "Marvel Universe", Jeff Loveness et Brian Kesinger nous racontent ce qui est véritablement arrivé sur la Planète X et relient de fort belle façon le Groot actuel au "Tales to Astonish" de 1960.

Le succès du film des "Gardiens de la Galaxie" a conduit Marvel à proposer de plus en plus de séries autour de ces sympathiques héros de l'espace et après le "Rocket Raccoon" de Skottie Young, il était donc logique que son fidèle ami et garde du corps hérite lui aussi d'un titre dédié et confié à deux nouveaux venus dans la bande dessinée américaine : le scénariste Jeff Loveness (qui vient de la télé, il écrit notamment pour le talk-show de Jimmy Kimmmel) et le dessinateur Brian Kesinger (animateur chez Disney).

Jeff Loveness imagine un road-trip spatial dans lequel se lancent nos deux amis, Groot ayant envie de visiter la Terre autrement qu'à l'approche d'une nouvelle catastrophe. Mais bien sûr, les choses ne se passent pas comme prévu et Groot et Rocket se retrouvent séparés à la fin du premier épisode. Le colosse floral va alors passer les numéros suivants à essayer de retrouver et de sauver Rocket...ce qui ne sera pas une mince affaire compte tenu de son vocabulaire limité. Dans sa quête, Groot croisera le Silver Surfer et Dawn, mais aussi des personnages oubliés ainsi que des créations savoureuses. Le scénariste insiste sur l'empathie de Groot et sa capacité à faire ressortir le bon côté de ceux qu'il rencontre. Il traduit cela par des actions héroïques et des péripéties qui assurent à l'ensemble un rythme qui ne faillit jamais.

Cette mini-série ne manque également pas d'humour. Les dialogues sont aussi croustillants que percutants et les références abondent, c'est un véritable régal. Le dessinateur Brian Kesinger traduit cela avec son style très expressif et ses planches débordent de trouvailles...par exemple, l'utilisation des "I AM GROOT" afin de représenter ce qu'il dit est aussi simple que géniale.
Et puis vient le 6ème et dernier épisode, qui revisite donc le "Tales to Astonish" et les origines de Groot. Drôle, émouvant, poétique, ce final touche juste et a réchauffé mon petit coeur. Bref...


...JE SUIS GROOT !!!

En bref

Avant que Stan Lee et Jack Kirby ne révolutionne le genre super-héroïque avec la création des 4 Fantastiques en 1961, l'éditeur Marvel avait publié (sous ce nom et sous sa précédente appellation Atlas Comis) ce qui semblait être une suite sans fin de comics peuplés de monstres de séries B aux noms aussi incroyables que Gruto, Fin Fang Foom, Gargantus, Bruttu, Grogg, Goom, Goo-gam, Moomba, Orrgo, Shagg (Yeah, Baby ! Yeah !!), the Hulk (et pas celui que vous croyez), Spragg...et j'en passe et des meilleurs. La plupart ont été oubliés, d'autres ont combattu des super-héros...et un seul est devenu star de cinéma ! Groot est apparu pour la première fois dans "Tales to Astonish 13" en 1960. Monarque auto-proclamé de la Planète X, cette créature extra-terrestre végétale, ou "colosse floral", y capturait des humains pour les étudier et les ramener sur son monde. Il fut alors vaincu par des scientifiques en à peine quelques pages (la routine pour l'époque) et ne fit qu'une poignée d'apparitions les années qui suivirent avant que Keith Giffen ne se rappelle de lui et le réintroduise dans l'univers Marvel d'abord dans la mini-série inédite "Nick Fury's Howling Commandos" puis dans l'événement cosmique "Annihilation : Conquest" où Groot fit pour la première fois équipe avec Rocket Racoon. Le duo Dan Abnett et Andy Lanning se chargèrent ensuite de développer le personnage et son histoire, puisqu'il devenait évident qu'il n'était pas le Groot venu sur Terre dans les années 60 pour s'en prendre à ses habitants. Des premiers indices furent donnés dans la mini-série "Rocket Racoon et Groot" publiée en complément des aventures des Annihilators. Dans la mini-série que Panini nous propose dans le second numéro de la énième mouture de la revue "Marvel Universe", Jeff Loveness et Brian Kesinger nous racontent ce qui est véritablement arrivé sur la Planète X et relient de fort belle façon le Groot actuel au "Tales to Astonish" de 1960. Le succès du film des "Gardiens de la Galaxie" a conduit Marvel à proposer de plus en plus de séries autour de ces sympathiques héros de l'espace et après le "Rocket Raccoon" de Skottie Young, il était donc logique que son fidèle ami et garde du corps hérite lui aussi d'un titre dédié et confié à deux nouveaux venus dans la bande dessinée américaine : le scénariste Jeff Loveness (qui vient de la télé, il écrit notamment pour le talk-show de Jimmy Kimmmel) et le dessinateur Brian Kesinger (animateur chez Disney). Jeff Loveness imagine un road-trip spatial dans lequel se lancent nos deux amis, Groot ayant envie de visiter la Terre autrement qu'à l'approche d'une nouvelle catastrophe. Mais bien sûr, les choses ne se passent pas comme prévu et Groot et Rocket se retrouvent séparés à la fin du premier épisode. Le colosse floral va alors passer les numéros suivants à essayer de retrouver et de sauver Rocket...ce qui ne sera pas une mince affaire compte tenu de son vocabulaire limité. Dans sa quête, Groot croisera le Silver Surfer et Dawn, mais aussi des personnages oubliés ainsi que des créations savoureuses. Le scénariste insiste sur l'empathie de Groot et sa capacité à faire ressortir le bon côté de ceux qu'il rencontre. Il traduit cela par des actions héroïques et des péripéties qui assurent à l'ensemble un rythme qui ne faillit jamais. Cette mini-série ne manque également pas d'humour. Les dialogues sont aussi croustillants que percutants et les références abondent, c'est un véritable régal. Le dessinateur Brian Kesinger traduit cela avec son style très expressif et ses planches débordent de trouvailles...par exemple, l'utilisation des "I AM GROOT" afin de représenter ce qu'il dit est aussi simple que géniale. Et puis vient le 6ème et dernier épisode, qui revisite donc le "Tales to Astonish" et les origines de Groot. Drôle, émouvant, poétique, ce final touche juste et a réchauffé mon petit coeur. Bref... ...JE SUIS GROOT !!!

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