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Critique de The Autumnlands #1

par Blackiruah le ven. 27 mai 2016 Staff

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Imaginez un monde fantaisiste rempli d’animaux anthropomorphes qui usent de la magie dans leur vie quotidienne (au point de vivre dans de magnifiques cités volantes). Mais cette source se tarit, les sorciers vont donc se rassembler pour invoquer un champion qui permettra de restaurer cette dernière. Mais lors de la cérémonie, tout tournera à la catastrophe : la cité volante va s’effondrer entrainant un grand nombre de morts ; les sources magiques sont quasi-épuisées ; cerise sur le gâteau : le champion ne ressemble à nul autre puisqu’il est humain ! Roublard et puissant certes, mais humain !
Pourtant ce dernier, aidé par Dunstan (un jeune canidé fraichement orphelin), va se hâter à la tâche pour protéger les survivants dans un univers loin d’être si féérique…

« The Autumnlands » a tout pour me charmer. Il faut préciser que j’adore les animaux et cet univers réussit avant tout le pari visuel avec le design global. L’anthropomorphisme fonctionne à merveille et la représentation réaliste livrée par Benjamin Dewey est saisissante. J’ai été épaté de voir à quel point il parvient à leur insuffler la vie et les rendre expressifs grâce aux faciès mi-humaines, mi-animales. Même si parfois caricatural, les protagonistes semblent vraiment vivants.
La série permet aussi à l’artiste de dessiner des paysages superbes qui subliment l’aspect fantastique de l’œuvre. Une influence franco-belge est perceptible tant le soin particulier apporté sur les arrières plans et la colorisation sont magnifiques.

Ce volume réserve aussi bien plus que de belles illustrations. Kurt Busiek, scénariste de renom (auteur notamment de « Marvels » et « Astro city ») installe tout un univers qui s’inspire des contes d’enfants et autres livres illustrés (comme le rappelle les belle introductions de chapitre en double page). Et justement, tout le génie est là : l’auteur, à travers des codes graphiques enfantins, aborde le sujet de manière très adulte. Nous faisons face à l’art de la guerre (de manière tout aussi sanglante et sauvage), la politique ainsi que la discrimination sur certains aspects (et notamment le champion humain). Mais parmi tous ses sujets riches, ce premier volume reste une introduction où tout est à peine abordé, la suite sera surement plus orientée sur le développement de la relation entre Dunstan et le champion qui fera grandir ce premier à travers cette aventure qui s’annonce épique.

Avec un beau format cartonné, quelques bonus en fin de volume et un prix attractif de 10€, il est difficile de passer à côté d’un tel titre. « The Autumnlands » est la promesse d’une aventure riche en émotion, intelligente qui vogue sur les codes des aventures heroic-fantasy tout en abordant des sujets de fond plus sérieux. Les dessins sont splendides et insufflent la vie aux animaux humanoïdes. Au final, la seule erreur de Kurt Busiek fut de ne pas utiliser un chat comme héros… Mais bon… L’histoire est géniale, nous ferons sans !

En bref

Imaginez un monde fantaisiste rempli d’animaux anthropomorphes qui usent de la magie dans leur vie quotidienne (au point de vivre dans de magnifiques cités volantes). Mais cette source se tarit, les sorciers vont donc se rassembler pour invoquer un champion qui permettra de restaurer cette dernière. Mais lors de la cérémonie, tout tournera à la catastrophe : la cité volante va s’effondrer entrainant un grand nombre de morts ; les sources magiques sont quasi-épuisées ; cerise sur le gâteau : le champion ne ressemble à nul autre puisqu’il est humain ! Roublard et puissant certes, mais humain ! Pourtant ce dernier, aidé par Dunstan (un jeune canidé fraichement orphelin), va se hâter à la tâche pour protéger les survivants dans un univers loin d’être si féérique… « The Autumnlands » a tout pour me charmer. Il faut préciser que j’adore les animaux et cet univers réussit avant tout le pari visuel avec le design global. L’anthropomorphisme fonctionne à merveille et la représentation réaliste livrée par Benjamin Dewey est saisissante. J’ai été épaté de voir à quel point il parvient à leur insuffler la vie et les rendre expressifs grâce aux faciès mi-humaines, mi-animales. Même si parfois caricatural, les protagonistes semblent vraiment vivants. La série permet aussi à l’artiste de dessiner des paysages superbes qui subliment l’aspect fantastique de l’œuvre. Une influence franco-belge est perceptible tant le soin particulier apporté sur les arrières plans et la colorisation sont magnifiques. Ce volume réserve aussi bien plus que de belles illustrations. Kurt Busiek, scénariste de renom (auteur notamment de « Marvels » et « Astro city ») installe tout un univers qui s’inspire des contes d’enfants et autres livres illustrés (comme le rappelle les belle introductions de chapitre en double page). Et justement, tout le génie est là : l’auteur, à travers des codes graphiques enfantins, aborde le sujet de manière très adulte. Nous faisons face à l’art de la guerre (de manière tout aussi sanglante et sauvage), la politique ainsi que la discrimination sur certains aspects (et notamment le champion humain). Mais parmi tous ses sujets riches, ce premier volume reste une introduction où tout est à peine abordé, la suite sera surement plus orientée sur le développement de la relation entre Dunstan et le champion qui fera grandir ce premier à travers cette aventure qui s’annonce épique. Avec un beau format cartonné, quelques bonus en fin de volume et un prix attractif de 10€, il est difficile de passer à côté d’un tel titre. « The Autumnlands » est la promesse d’une aventure riche en émotion, intelligente qui vogue sur les codes des aventures heroic-fantasy tout en abordant des sujets de fond plus sérieux. Les dessins sont splendides et insufflent la vie aux animaux humanoïdes. Au final, la seule erreur de Kurt Busiek fut de ne pas utiliser un chat comme héros… Mais bon… L’histoire est géniale, nous ferons sans !

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