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Critique de BFI - Les Classiques du Cinéma #2

par Le Doc le dim. 21 août 2016 Staff

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Je suis un fan absolu de Stephen King, qui fait depuis longtemps partie de mes écrivains préférés (et vu que j'ai commencé à le lire à l'adolescence, je peux affirmer que ses livres ont rythmé...et rythmeront encore...toutes les périodes de ma vie). J'ai également regardé un grand nombre d'adaptations télévisuelles et cinématographiques de son oeuvre, pour le meilleur ("La Ligne Verte", "Les Evadés", "Simetierre", "Stand by me"...) et pour le pire ("Riding the Bullet", "La cadillac de Dolan", "Chambre 1408", "The Mangler"...).
Et j'avoue que j'ai longtemps classé le "Shining" de Stanley Kubrick dans la seconde catégorie.

J'ai toujours dit que j'acceptais les changements qu'occasionnent obligatoirement la transposition de l'écrit à l'écran, tant que le film ou la série télévisée en question respectent l'esprit du roman. Pour moi, "Shining" est tout simplement, par sa froideur, les décisions scénaristiques et les nombreux écarts avec le matériel originel (j'ai eu beaucoup de mal à reconnaître les personnages et à accepter certains partis-pris de Kubrick) une mauvaise adaptation. Mais une mauvaise adaptation n'est pas toujours synonyme de mauvais film.
Malgré la déception de ma première vision, j'ai exploré à plusieurs reprises les couloirs du fascinant hôtel Overlook. Comme Roger Luckhurst l'écrit dans l'introduction de son brillant essai, "le spectateur est poussé à revenir encore et encore explorer chaque plan"...et même si j'ai encore mes réserves (et je crois que je les garderai longtemps), le film de Stanley Kubrick s'est, en ce qui me concerne, amélioré avec les années...

"Shining" fait partie de la première salve de livres sur le cinéma édités par Akileos dans une nouvelle collection qui a pour nom "BFI : les classiques du cinéma". BFI est l'acronyme du British Film Institute, établissement public fondé en 1933 et qui a pour but d'« encourager le développement des arts du film, de la télévision et du cinéma dans tout le Royaume-Uni, de promouvoir leur utilisation en tant qu'enregistrement de la vie et des habitudes contemporaines, de promouvoir de façon générale la formation aux films, à la télévision et au cinéma, de promouvoir tant l’accès à la plus grande gamme possible de films britanniques et mondiaux que leur appréciation, et d’établir, conserver et développer des collections reflétant l’histoire et le patrimoine du cinéma du Royaume-Uni. » (là, j'ai laissé Wikipedia parler pour moi pour ceux qui ne connaissent pas cette prestigieuse institution).
Le BFI édite de nombreux ouvrages, dont ces essais qui décortiquent les plus grands longs métrages.

Roger Luckhurst, un professeur de littérature moderne, est l'auteur de cet ouvrage sur "Shining" (on lui doit aussi celui sur "Alien" de Ridley Scott, également disponible en librairie). Il propose une analyse passionnante de "Shining", en le replaçant dans un premier temps dans le contexte du cinéma horrifique de l'époque. Il analyse ensuite le scénario, la construction des personnages et les thèmes du film point par point et dans l'ordre chronologique de l'histoire; il revient sur les fameuses (sur)interprétations que le long métrage a suscités, mais sans s'y perdre (comme beaucoup l'ont fait) pour pouvoir s'attarder sur des aspects aussi importants que les décors, la musique et le montage; et il ne lésine pas sur les passionnantes anecdotes sur le tournage et les méthodes de travail de Kubrick.

Bref, une petite centaine de pages bien denses, avec une iconographie riche, et qui se lisent d'une traite...un très bon choix pour les débuts de l'édition française de cette collection !

En bref

Je suis un fan absolu de Stephen King, qui fait depuis longtemps partie de mes écrivains préférés (et vu que j'ai commencé à le lire à l'adolescence, je peux affirmer que ses livres ont rythmé...et rythmeront encore...toutes les périodes de ma vie). J'ai également regardé un grand nombre d'adaptations télévisuelles et cinématographiques de son oeuvre, pour le meilleur ("La Ligne Verte", "Les Evadés", "Simetierre", "Stand by me"...) et pour le pire ("Riding the Bullet", "La cadillac de Dolan", "Chambre 1408", "The Mangler"...). Et j'avoue que j'ai longtemps classé le "Shining" de Stanley Kubrick dans la seconde catégorie. J'ai toujours dit que j'acceptais les changements qu'occasionnent obligatoirement la transposition de l'écrit à l'écran, tant que le film ou la série télévisée en question respectent l'esprit du roman. Pour moi, "Shining" est tout simplement, par sa froideur, les décisions scénaristiques et les nombreux écarts avec le matériel originel (j'ai eu beaucoup de mal à reconnaître les personnages et à accepter certains partis-pris de Kubrick) une mauvaise adaptation. Mais une mauvaise adaptation n'est pas toujours synonyme de mauvais film. Malgré la déception de ma première vision, j'ai exploré à plusieurs reprises les couloirs du fascinant hôtel Overlook. Comme Roger Luckhurst l'écrit dans l'introduction de son brillant essai, "le spectateur est poussé à revenir encore et encore explorer chaque plan"...et même si j'ai encore mes réserves (et je crois que je les garderai longtemps), le film de Stanley Kubrick s'est, en ce qui me concerne, amélioré avec les années... "Shining" fait partie de la première salve de livres sur le cinéma édités par Akileos dans une nouvelle collection qui a pour nom "BFI : les classiques du cinéma". BFI est l'acronyme du British Film Institute, établissement public fondé en 1933 et qui a pour but d'« encourager le développement des arts du film, de la télévision et du cinéma dans tout le Royaume-Uni, de promouvoir leur utilisation en tant qu'enregistrement de la vie et des habitudes contemporaines, de promouvoir de façon générale la formation aux films, à la télévision et au cinéma, de promouvoir tant l’accès à la plus grande gamme possible de films britanniques et mondiaux que leur appréciation, et d’établir, conserver et développer des collections reflétant l’histoire et le patrimoine du cinéma du Royaume-Uni. » (là, j'ai laissé Wikipedia parler pour moi pour ceux qui ne connaissent pas cette prestigieuse institution). Le BFI édite de nombreux ouvrages, dont ces essais qui décortiquent les plus grands longs métrages. Roger Luckhurst, un professeur de littérature moderne, est l'auteur de cet ouvrage sur "Shining" (on lui doit aussi celui sur "Alien" de Ridley Scott, également disponible en librairie). Il propose une analyse passionnante de "Shining", en le replaçant dans un premier temps dans le contexte du cinéma horrifique de l'époque. Il analyse ensuite le scénario, la construction des personnages et les thèmes du film point par point et dans l'ordre chronologique de l'histoire; il revient sur les fameuses (sur)interprétations que le long métrage a suscités, mais sans s'y perdre (comme beaucoup l'ont fait) pour pouvoir s'attarder sur des aspects aussi importants que les décors, la musique et le montage; et il ne lésine pas sur les passionnantes anecdotes sur le tournage et les méthodes de travail de Kubrick. Bref, une petite centaine de pages bien denses, avec une iconographie riche, et qui se lisent d'une traite...un très bon choix pour les débuts de l'édition française de cette collection !

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