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Critique de I Hate Fairyland #1

par Blackiruah le sam. 4 mars 2017 Staff

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Skottie Young en a mangé des œuvres féériques et autres séries aux personnages mignons et enfantins. Il faut dire qu’il en a sacrément profité avec ses designs « baby » (et les récits qui vont avec) et son long travail, de bonne facture, sur la franchise du monde d’Oz.

C’est fort de cette expérience, que l’auteur lance sa première série indé chez Image comics du nom de « I hate Fairyland » qui rassemble tout ce qu’il sait si bien faire tout en réalisant son exutoire personnel.

Imaginez : vous êtes un jeune enfant et vous tombez dans un monde féérique qui se nomme Fairyland. Vous êtes émerveillés par cet univers mais vous devrez réaliser une quête pour retourner dans votre foyer : retrouver la clé. Simple a priori, mais dans le cas de Gertrude, cela fait 27 ans qu’elle recherche la clé, se transformant au fur et à mesure en un être infect, rustre, vulgaire et violent à souhait… le tout dans son corps d’enfant de bas age… A force de charcuté à tout va, Fairyland va tout faire pour trouver une solution pour se débarrasser de Gertrude… Mais ils découvriront que cette dernière a de la ressource !

Visuellement, l’auteur puise à gogo dans ses travaux évoqués précédemment, notamment dans la franchise Oz avec ces décors enfantins, une héroïne qui rappelle ses personnages baby. Nous ressentons vraiment le plaisir de Skottie Young à replonger dans cet univers bien accompagné par le coloriste Jean-Francois Beaulieu qui apporte un ton enchanteur avec toutes ces couleurs vives et chatoyantes.

Mais le vrai plaisir de cette série est de voir l’auteur souiller cet univers à travers tous les méfaits et l’attitude de Gertrude qui va pousser à bout tout l’univers. Après tout, elle assassine sans problème la lune, mange des bonshommes champignons, insulte à tout va (mais les insultes sont astucieusement détournées) et parvient même à transmettre son vice à son compagnon aux airs de Jiminy Cricket.
La lecture est très fun et nous invite à découvrir à quel point Gertrude peut pousser le bouchon toujours plus loin tout en cherchant encore et encore cette fameuse clé (qui peut aller jusqu’à massacrer des peuples). La réaction des dirigeants du royaume est aussi hilarante allant aux antipodes de ce que l’on voit dans tous les contes en fomentant un plan pour contrecarrer ce cauchemar.

Bref, c’est un agréable défouloir où Skottie Young détourne les codes pour en faire une œuvre originale et très amusante. Le seul petit bémol est qu’au final le scénario reste très simple.

Niveau édition, Urban a flairé le bon coup avec le retour de l’offre à 10€ pour ce format classique cartonné qui a fait ses preuves depuis. Elle nous offre aussi en fin de volume quelques couvertures variant notamment les spéciales « Fuck Fairyland » croustillantes.

« I hate fairyland », c’est l’exutoire de Skottie Young où ce dernier va s’amuser à détourner un monde féérique enfantin pour en faire un pugilat violent tout en conservant cet aspect mignon. Le mélange est original et fonctionne du tonnerre, le sourire est légion avec cette œuvre et il n’est pas rare de s’esclaffer devant des situations et des réactions complètement déplacées. En plus, l’aspect graphique est très réussi où boyaux se marient parfaitement avec bonbons et arcs-en-ciel. Testez-le : c’est addictif !
Attention toutefois à ne pas le mettre dans toutes les mains vu la violence de certaines scènes et notez que ce volume pourrait très bien se suffire à lui-même mais fort heureusement, nous n’en avons pas fini avec Gertrude.

En bref

Skottie Young en a mangé des œuvres féériques et autres séries aux personnages mignons et enfantins. Il faut dire qu’il en a sacrément profité avec ses designs « baby » (et les récits qui vont avec) et son long travail, de bonne facture, sur la franchise du monde d’Oz. C’est fort de cette expérience, que l’auteur lance sa première série indé chez Image comics du nom de « I hate Fairyland » qui rassemble tout ce qu’il sait si bien faire tout en réalisant son exutoire personnel. Imaginez : vous êtes un jeune enfant et vous tombez dans un monde féérique qui se nomme Fairyland. Vous êtes émerveillés par cet univers mais vous devrez réaliser une quête pour retourner dans votre foyer : retrouver la clé. Simple a priori, mais dans le cas de Gertrude, cela fait 27 ans qu’elle recherche la clé, se transformant au fur et à mesure en un être infect, rustre, vulgaire et violent à souhait… le tout dans son corps d’enfant de bas age… A force de charcuté à tout va, Fairyland va tout faire pour trouver une solution pour se débarrasser de Gertrude… Mais ils découvriront que cette dernière a de la ressource ! Visuellement, l’auteur puise à gogo dans ses travaux évoqués précédemment, notamment dans la franchise Oz avec ces décors enfantins, une héroïne qui rappelle ses personnages baby. Nous ressentons vraiment le plaisir de Skottie Young à replonger dans cet univers bien accompagné par le coloriste Jean-Francois Beaulieu qui apporte un ton enchanteur avec toutes ces couleurs vives et chatoyantes. Mais le vrai plaisir de cette série est de voir l’auteur souiller cet univers à travers tous les méfaits et l’attitude de Gertrude qui va pousser à bout tout l’univers. Après tout, elle assassine sans problème la lune, mange des bonshommes champignons, insulte à tout va (mais les insultes sont astucieusement détournées) et parvient même à transmettre son vice à son compagnon aux airs de Jiminy Cricket. La lecture est très fun et nous invite à découvrir à quel point Gertrude peut pousser le bouchon toujours plus loin tout en cherchant encore et encore cette fameuse clé (qui peut aller jusqu’à massacrer des peuples). La réaction des dirigeants du royaume est aussi hilarante allant aux antipodes de ce que l’on voit dans tous les contes en fomentant un plan pour contrecarrer ce cauchemar. Bref, c’est un agréable défouloir où Skottie Young détourne les codes pour en faire une œuvre originale et très amusante. Le seul petit bémol est qu’au final le scénario reste très simple. Niveau édition, Urban a flairé le bon coup avec le retour de l’offre à 10€ pour ce format classique cartonné qui a fait ses preuves depuis. Elle nous offre aussi en fin de volume quelques couvertures variant notamment les spéciales « Fuck Fairyland » croustillantes. « I hate fairyland », c’est l’exutoire de Skottie Young où ce dernier va s’amuser à détourner un monde féérique enfantin pour en faire un pugilat violent tout en conservant cet aspect mignon. Le mélange est original et fonctionne du tonnerre, le sourire est légion avec cette œuvre et il n’est pas rare de s’esclaffer devant des situations et des réactions complètement déplacées. En plus, l’aspect graphique est très réussi où boyaux se marient parfaitement avec bonbons et arcs-en-ciel. Testez-le : c’est addictif ! Attention toutefois à ne pas le mettre dans toutes les mains vu la violence de certaines scènes et notez que ce volume pourrait très bien se suffire à lui-même mais fort heureusement, nous n’en avons pas fini avec Gertrude.

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