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Critique de Solo (Oscar Martin) #3

par Blackiruah le jeu. 14 déc. 2017 Staff

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Je vous parle bien assez de mes chats pour savoir que chez moi, les rats et souris, c’est niet ! Mais bon, quand il existe de bons récits sur les rongeurs, je ne rechigne pas à les lire et c’est justement le cas de la saga de Solo dont le premier volume ne m’avait pas laissé penser à une telle fin.

Depuis le second volume, Solo a construit son foyer avec Lyra et ses souriceaux plus ou moins jeunes mais son idylle va prendre fin lorsqu’il découvrira, lors d’un retour de chasse, que sa famille a été enlevée par les humains… S’ensuivra une course poursuite tendue où l’héritage de Solo sera rudement compromis.

Je me rappelle de mes impressions après avoir lu le premier volume et j’étais à des lieux d’imaginer découvrir une telle saga. “Solo” est une oeuvre terriblement noire où Oscar Martin exploite à fond le filon de la loi du talion... et sans concession. Solo vivra ici un réel cauchemar où chaque acte révèlera une morbide réalité. J’ai éprouvé beaucoup de compassion pour la souris guerrière qui affrontera le tout avec beaucoup de courage, de dignité et d’abnégation. La conclusion se révèlera triste et pesante mais satisfaisante au vu du ton de la série.

Car même si cette série prend son temps, elle se révèle être une critique sévère de notre société et de son comportement face à la consommation. Oscar Martin s’est “amusé” à nous attacher à une galerie de personnages pour éprouver une plus grande compassion face à leur sort vis-à-vis de ces humains et de leur plan pour assouvir leurs besoins. C’est en quelque sorte une allégorie sur l’élevage avec une vision très crue amenée de manière astucieuse qui s’avère très efficace.

Visuellement, c’est toujours une réussite mais ce dessin si cartoony tranche complètement avec la noirceur de la série. D’ailleurs, c’est surement à cause de ce style que j’ai toujours cru à des perspectives plus heureuses aux personnages mais…. J’ai eu bien tort. Reste qu’Oscar Martin démontre un réel savoir faire à l’illustration qui amène un ton très particulier fusionnant le gore, le post-apo et le grotesque : épatant.

Au final, lors du premier volume, je trouvais le scénario de “Solo” un peu léger, mais l’oeuvre se révèle bien plus complexe une fois les 3 tomes lus, révélant une histoire profonde, puissante et surtout tragique amenant un sous texte important sur notre société de consommation. Oscar Martin est un grand dessinateur, mais, avec “Solo”, il est devenu un grand auteur à mes yeux.
J’éviterais de raconter à mes chats qu’une histoire de souris m’a ouvert les yeux sur les grandes qualités d’un cartooniste… Je risquerais de ne plus être respecté !

En bref

Je vous parle bien assez de mes chats pour savoir que chez moi, les rats et souris, c’est niet ! Mais bon, quand il existe de bons récits sur les rongeurs, je ne rechigne pas à les lire et c’est justement le cas de la saga de Solo dont le premier volume ne m’avait pas laissé penser à une telle fin. Depuis le second volume, Solo a construit son foyer avec Lyra et ses souriceaux plus ou moins jeunes mais son idylle va prendre fin lorsqu’il découvrira, lors d’un retour de chasse, que sa famille a été enlevée par les humains… S’ensuivra une course poursuite tendue où l’héritage de Solo sera rudement compromis. Je me rappelle de mes impressions après avoir lu le premier volume et j’étais à des lieux d’imaginer découvrir une telle saga. “Solo” est une oeuvre terriblement noire où Oscar Martin exploite à fond le filon de la loi du talion... et sans concession. Solo vivra ici un réel cauchemar où chaque acte révèlera une morbide réalité. J’ai éprouvé beaucoup de compassion pour la souris guerrière qui affrontera le tout avec beaucoup de courage, de dignité et d’abnégation. La conclusion se révèlera triste et pesante mais satisfaisante au vu du ton de la série. Car même si cette série prend son temps, elle se révèle être une critique sévère de notre société et de son comportement face à la consommation. Oscar Martin s’est “amusé” à nous attacher à une galerie de personnages pour éprouver une plus grande compassion face à leur sort vis-à-vis de ces humains et de leur plan pour assouvir leurs besoins. C’est en quelque sorte une allégorie sur l’élevage avec une vision très crue amenée de manière astucieuse qui s’avère très efficace. Visuellement, c’est toujours une réussite mais ce dessin si cartoony tranche complètement avec la noirceur de la série. D’ailleurs, c’est surement à cause de ce style que j’ai toujours cru à des perspectives plus heureuses aux personnages mais…. J’ai eu bien tort. Reste qu’Oscar Martin démontre un réel savoir faire à l’illustration qui amène un ton très particulier fusionnant le gore, le post-apo et le grotesque : épatant. Au final, lors du premier volume, je trouvais le scénario de “Solo” un peu léger, mais l’oeuvre se révèle bien plus complexe une fois les 3 tomes lus, révélant une histoire profonde, puissante et surtout tragique amenant un sous texte important sur notre société de consommation. Oscar Martin est un grand dessinateur, mais, avec “Solo”, il est devenu un grand auteur à mes yeux. J’éviterais de raconter à mes chats qu’une histoire de souris m’a ouvert les yeux sur les grandes qualités d’un cartooniste… Je risquerais de ne plus être respecté !

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