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Critique de Grandville

par ginevra le ven. 29 juil. 2011 Staff

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Grandville est une série (arrêtée après 2 tomes en France?) de Bryan Talbot. L'auteur explique au dos de la page du titre qu'il s'est inspiré de l'œuvre du dessinateur français Grandville et de l'illustrateur français Robida pour son récit dans un univers futuriste steampunk aux personnages animaliers. Il cite aussi en inspirations Sir Conan Doyle, l'ours Rupert et Quentin Taratino (pour les passages très violents et le sang qui gicle, je suppose). Cela donne une série fabuleuse où les animaux anthropomorphisés sont expressifs que ce soit pour exprimer la douceur ou la violence. Comme souvent dans le monde steampunk, c'est l'époque victorienne et la fin XIXe siècle qui ont servi de base pour les tenues vestimentaires, les décors urbains et les moyens de transport variés (bien que mécanisés). Bryan Talbot alterne les fonds de pages blancs, pour les scènes "calmes", et noirs, pour les scènes "violentes" ou nocturnes ou dans des lieux sombres… et parfois pas de fond du tout avec une image qui envahit toute la page. Les cases s'entrecroisent et s'entrechoquent parfois. L'inspecteur Lebrock, un blaireau anglais, voyage entre Londres et Grandville, capitale de l'empire français. La 1e fois, il enquête sur la mort d'un diplomate anglais en pleine crise en France laissant présager une guerre prochaine entre les 2 pays sur fond de manipulations politiques et de nationalisme exacerbé. La 2e fois, il part à la poursuite d'un dangereux tueur en série, ancien terroriste contre l'oppresseur français, évadé de Londres le jour de son exécution. Son chemin croisera la route de belles dames blaireau, l'une mourra et l'autre non. Les 2 livres (parus en France) sont remplis de clins d'œil qui sautent aux yeux ou sont difficiles à distinguer : affiches de cabaret, détournements de tableaux impressionnistes (l'absinthe de Manet, par exemple) ou d'autres peintres de l'époque, personnages de BD franco-belges comme Becassine (eh oui, il y a quelques humains) ou Milou… Heureusement pour nous, Bryan Talbot a eu la gentillesse de nous citer plusieurs de ses sources dans la postface du 1e tome. Un indispensable dont je regrette fort que les tomes suivants n'aient pas été traduits en français… Je vais être obligée de les lire en anglais…

En bref

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