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Critique de Batman Legend #2

par Le Doc le jeu. 10 janv. 2019 Staff

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Batman Legend #2

Batman #516 et 517 : 

J'ai découvert le travail du dessinateur Kelley Jones en avril 1996 dans les pages du numéro 2 de la revue Batman Legend. Je connaissais déjà celui du regretté Bernie Wrightson, donc il me semble que j'avais pu déceler à l'époque cette influence importante dans les pages étranges du dessinateur, qui offrait une expérience différente de mes autres lectures. Il faut dire que les dessins de Kelley Jones sont loin d'être sans défauts (le bonhomme a l'air d'être incapable de dessiner un corps ou un visage de manière identique d'une case à l'autre), mais ce style particulier était parfaitement adapté pour les histoires imaginées par Doug Moench, aux atmosphères fantastiques...et horrifiques pour certaines.

Doug Moench, scénariste de Batman depuis le #481, avait déjà collaboré avec Kelley Jones sur les deux premiers volets de la saga Batman/Dracula. Kelley Jones a ensuite illustré des couvertures pendant le crossover Knightfall avant de débuter sur le mensuel Batman au #515. Comme cet épisode fait aussi partie d'un crossover, Semic a débuté la publication du titre avec le #516 et un court arc narratif en deux parties intitulé Sommeil. Batman tente de retrouver sa place et de renouer des relations mises à mal par les événements de Knightfall/Knightquest (Semic aurait d'ailleurs pu se fendre d'un petit article pour résumer tout cela mais ça n'a pas été le cas) tout en suivant la piste d'un mystérieux tueur en série qui s'en prend à des hypnothérapeutes. Une enquête qui le mènera à un projet qui vise à créer le tueur parfait...

Cette intrigue est propice à la création de visuels cauchemardesques par un Kelley Jones qui met en scène une Gotham à l'architecture torturée. J'apprécie également beaucoup son Batman, une gargouille au dos rond, et les effets bien travaillés de sa cape qui participent pleinement à son identité de "créature de la nuit".

Legends of the Dark Knight #42 et 43 : 

On passe à un style de dessin totalement différent pour les deux épisodes du titre anthologique Legends of the Dark Knight au sommaire de ce numéro. Hothouse est dessiné par P. Craig Russell qui, comme à son habitude, a livré des pages splendides, d'une grande élégance. Au scénario, on retrouve John Francis Moore, connu notamment pour les séries Doom 2099, X-Men 2099 et X-Force  chez Marvel (et pour Flash à la télévision).

Les deux auteurs installent dès les premières pages un mystère entretenu par l'ambiguïté du comportement de Pamela Isley, l'ancienne Poison Ivy qui était alors (semble-t-il car je n'ai pas lu beaucoup de comics Batman de cette période) guérie de sa pathologie obsessionnelle. Mais Poison Ivy n'est-elle vraiment plus ? Ou n'y a-t-il pour elle aucune chance de rédemption ? Les choses ne s'avèrent pas si simples pour Batman et c'est ce qui donne à ce récit son ambiance troublante, un suspense plein de nuances à l'esthétique sensuelle.



En bref

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